Dimanche 22 novembre 2009

"Mon bien-aimé descend la colline fleurie
De blé noir
Très lentement par les champs pâles...C'est le soir.

Voilà mon bien-aimé !... - Suis-je bien aguerrie,
Ma raison? -
Oui, le voilà qui passe auprès de ma maison.

Ne me regarde pas, bien-aimé, je t'en prie,
 Si jamais
Ton regard n'était pas assez doux, j'en mourrais !

Ne me dis rien, tais-toi, bien-aimé, je t'en prie,
Si jamais
ton accent n'était pas assez doux, j'en mourrais !

Mon bien-aimé passa voilé de rêverie,
L'âme ailleurs,
Sans me rien dire hélas ! sans me voir et j'en meurs."

Par gazou - Publié dans : poésie
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Samedi 21 novembre 2009

Je  me souviens du jour où j'ai découvert ce poème, de l'illustration qui l'accompagnait, de ses coloris mauve et grenat, de la place où j'étais assise  tout près de la fenêtre, de la robe que je portais quand je le lus pour la première fois,  Désormais ce poème ne cesserait plus de chanter en moi et colorerait de bleu tendre mes moments de détresse; Marie Noël nous parlait d'une attente déçue, d'une rencontre qui ne s'était pas faite...mais moi je venais de rencontrer , dans sa chair vive, un écrivain et je ne l'oublierais plus. Je vivais dans ce secret dévoilé à moi seule, c'est du moins ce que je ressentais.
A seize ans, je fus employée dans une colonie de vacances et , au retour, dès que je reçus la somme octroyée, je courus acheter un livre de Marie Noël :" Les chansons et les heures" et je l'emportai comme un trésor...Depuis j'ai acheté beaucoup de livres mais je ne puis ouvrir celui-là sans ressentir à nouveau la merveille de cet instant de grâce.
Quelques années plus tard, par hasard, mais le hasard existe-t-il? Je découvrais un disque où les chansons de Marie Noël nous étaient données par une voix cristalline et pure : celle d'une jeune paralytique...L'interprète elle aussi était le lieu où joie et douleur étaient inséparables.
Plus tard, je reçus chez moi une correspondante roumaine...C'était la première fois que nous nous rencontrions.
Elle était marquée dans sa chair par le malheur de son pays et par une polyomélite qu'elle avait eu enfant et qui l'avait rendue incapble de marcher pendant plusieurs mois.  Elle avait gardé cependant la faculté de s'émerveiller...Un soir, elle me demanda d'écouter quelques chansons françaises...Sans hésiter, je sortis le disque de Marie Noël  bien que ces chansons-là n'aient jamais été à la mode...Je ne m'étais pas trompée..elle aussi entra en connivence avec cette musique-là et ces paroles..Ce soir-là fut une de nos plus belles soirées...Nous avons ensemble communié à la même saveur, au même parfum, aux mêmes eptites notes ténues et pourtant essentielles.
Les années s'écoulant, ainsi je demeure à la recherche de ce lieu où les contraires ne se repoussent pas mais s'aimantent et se complètent ; Et parfois, dans une chanson, au cours d'une rencontre, j'entrevois quelques instants ce lieu de grâce etje protège précieusement cette vision comme une chandelle dans la nuit .

Par gazou - Publié dans : journal intime
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Vendredi 20 novembre 2009
  J'étais très jeune alors, presque une enfant encore. Je feuilletais une revue lorsque une page m'arrêta éveillant en moi d'étranges résonances...Je venais de découvrir un poëme de Marie Noël. Il s'intitulait modestement "chanson" et faisait naître en mon coeur une déchirure délicieuse.  Or chaque phrase résonnait pour moi comme une musique familière, comme si brusquement toute ma vie se trouvait derrière moi. Comment si jeune et dans l'ignorance totale de ma vie à venir avais-je pu m'y reconnaître, je ne sais, mais c'était ainsi.
  Ce poème parlait d'une rencontre manquée comme chacun en connaît à ses heures...rien là que de très ordinaire...mais le ton était si mélodieux, si léger malgré la souffrance due à la perte, si doucement enivrant et sautillant qu'il m'avait un air de Paradis. C'était une chanson qui avait traversé des pays immenses, une chanson qui coulait frémissante et vive sur la pente de la montagne et qui portait en son gazouillis toute la joie et la douleur du monde. Ce n'était pas un air qui vous envoyait le malheur en plein visage, un air en détresse qui entraînait celui qui se laissait séduire à sa perte,. Mais bien au contraire il vous poussait en avant. Il venait de si loin et vous ouvrait d'étranges espaces. Il était le lieu  où le manque ne provoque nirévolte ni amertume mais devient lui-même source d'allégresse. (à suivre)
Par gazou - Publié dans : journal intime
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Jeudi 19 novembre 2009

 

                         " Retoucher la réalité n'est pas un crime - sans quoi nous sommes tous des criminels, nous dont l'esprit  vagabonde,dont les nuits se peuplent de songes, dont l'imagination s'épanouit, laissant le fantasme se glisser dans nos pensées. Qui peut distinguer ce qui est vrai, juste, exact, de ce qui ne l'est pas ? Il arrive que la vérité soit tissée d'impostures, que les creux aient l'importance des pleins, que les choses tues comptent autant, sinon plus, que  celles qui sont dites.                                                                                                                                                                                                Nous sommes tous des êtres de fiction, et nos chimères nous définissent bien davantage que le nom, la nationalité, la date et le lieu de naissance figurant sur notre carte d'identité. Nous évoluons dans nos espoirs, nos idées, nos histoires comme les nuages flottent dans le ciel : c'est là l'environnement naturel dans lequel nous baignons. Il m'apparaît parfois plus concret que le lit dans lequel je m'endors, la route que je prends le matin, les jardins dans lesquels je me promène certains dimanches, qui n'ont guère plus d'épaisseur à mes yeux qu'un décor de théâtre ou de studio.  N'est-ce pas précisément ce qu'on demande à un artiste, qui doit nous entrouvrir les portes d'un monde où la banalité fleurit en vision, où la laideur se sublime en beauté, où les désillusions de l'existence se dorent au soleil de l'art et se muent en brumes légères comme un fil de soie ? Alors la réalité ne se fausse pas en mensonge : elle s'accomplit dans l'espace, étrange et merveilleux, de la fable "
    
                                                                                        Minh Tran Huy (La double vie d'Anna Song)


J'ai aimé ce passage car je touve difficile de séparer la fiction et la réalité. Souvent elles s'entremêlent étrangement...Il y a parfois plus de fiction dans une biographie ou  une autobiographie que dans une histoire inventée de toutes pièces. Il est parfois des faits divers qui nous apparaissent plus irréels que le plus chimérique des contes de fée. Qu'en pensez -vous?

Par gazou
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Mardi 17 novembre 2009
  Je suis dans le train. A côté de moi s'installe un couple âgé...A leur façon d'être ensemble, de se tenir l'un à côté de l'autre, je sens l'harmonie profonde qui règne entre eux...Les années n'ont pas émoussé leur amour.  De temps en temps, il lui glisse quelques mots à l'oreille....Ses yeux brillent quand il lui parle.  Elle l'écoute bienveillante....Lui a besoin de mouvement, il se lève, il revient , change de place, l'invite à venir auprès de lui...Là, il se sent mieux, elle, elle est toujours aussi sereine...Lui est bien, elle peut prendre un livre...
Je les regarde...L'air est devenu plus léger !
Par gazou - Publié dans : tranches de vie
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Lundi 16 novembre 2009

"Ils m'obéissent maintenant moins bien
les mots. A propos
de rien ils grommellent, ne font
aucun cas de ce que je leur dis,
ne tiennent pas compte de mon âge.
Probablement sont-ils las de leur bride
,ne me pardonnent-ils
ma main rigoureuse, mon indifférence
 au feu d'artifice.
Je les aime, je n'ai jamais eu d'autre
passion, et eux durant de longues années
m'ont égalemnt aimé : ils dansaient
autour de moi quand j'allais à leur rencontre.
Avec eux je faisais du feu,
ils nourrissaient mes jours, mais maintenant
ils sont revêches, s'échappent entre 
mes doigts, glissent entre mes dents
si je tente de les retenir. Ou peut-être est-ce moi
qui recherche seulement les plus abrupts ?"

Par gazou - Publié dans : poésie
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Lundi 16 novembre 2009
  Le dimanche suivant, ce fut l'enfer..Il fallut se repaître du passé puisque de nouveau ils étaient là; Il n'y avait pas eu de miracle à Lourdes, une simple rémission seulement. Et ils étaient revenus, toujours aussi figés dans une fidélité paralysante et déformante..
  L'enfant fut insupportable....
  Le lendemain, la maman leur écrivit une lettre pour les informer qu'elle ne serait pas là le week-end suivant...A peine avaient-ils reçu la lettre qu'ils se précipitèrent chez elle en montant dans le premier train en partance.''...Elle n'ouvrit pas la porte, elle se sentait incapable de les affronter... Elle téléphona à ses belles soeurs pour qu'elles lui viennent en aide...Celles-ci lui conseillèrent de déménager..Elles, elles s'occuperaient des parents...Qu'elle ne se laisse surtout pas désarmer par ceux qui, bonnes gens, la jugeraient odieuse...et qu'elle ne cherche pas à s'expliquer..Pour le moment, enfermés dans leur propre logique, ils ne pouvaient pas la comprendre...Mais peut-être que le choc leur serait salutaire !
  Elle déménagea, elle reprit goût à la vie, reçut à nouveau ses amis et ceux de son enfant qui, de naturel très sociable, invitait volontiers...Très souvent, elle leur envoyait un petit mot affectueux en leur disant de ne pas s'inquièter à leur sujet mais elle ne donnait pas son adresse.
  Un jour, quand ils seraient assez forts tous les deux, ils leur feraient la surprise d'une visite... et se retrouvailles seraient une fête....Elle y préparait son garçon en lui parlant  de ses grand-parents et de son père, en lui racontant tous les bons moment s qu'ils avaient vécu ensemble, en lui disant combien son père serait heureux de le voir aimer la vie comme lui l'avait aimé.
Par gazou - Publié dans : tranches de vie
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Dimanche 15 novembre 2009
  Un dimanche, les grand-parents arrivèrent avec une nouvelle plante que, dirent-ils, ils voulaient apporter le jour même  au cimetière. Leur belle fille les y conduisit et emmena l'enfant...Jusqu'alors ces visites lui avaient été épargnées car elle y allait à la sortie de son travail...L'enfant refusa d'entrer et s'agrippa à la grille, il trépigna tant et tant que les vieux désemparés se rendirent seuls sur la tombe...Eux, la fête, ils ne savaient plus la reconnaître qu'en ce lieu puisque c'était le lieu des retrouvailles et ils ne comprenaient pas que le désir d'y venir n'ait pas été donné à l'enfant par sa mère...Ils se  sentirent incompris, abandonnés mais pas un instant ils ne doutèrent d'agir pour le mieux...Ils demandèrent pardon à leur fils de n'avoir pas su lui emmener le petit : ç'aurait été une telle joie pour eux d'être ensemble tous les quatre à fleurir sa tombe puisque l'univers désormais se réduisait à ce lieu et à eux quatre séparés de lui : désormais présence et absence absolue.
  Pendant ce temps, maman consolait son petit garçon lui caressant les cheveux et le couvrant de baisers très doux pour qu'il se calme et parce que, soudain, elle avait très peur de le perdre. Ce jour-là, elle comprit que, par amour pour le disparu, elle devait sauvegarder son enfant...Il était vigoureux, il avait bien résisté jusqu'à présent et souvent riait aux éclats....mais il devenait de plus en plus capricieux, embrassant avec fougue les deux pauvres vieux pour les rejeter un moment après...C'était surtout avec eux qu'il était contrariant et désagréable....

  Un jour pourtant, qui les décida? qui provoqua cette rupture dans leur vie sans vie d'alors ? Ils décidèrent d'aller à Lourdes.
A peine arrivés dans leur chambre d'hôtel, ils installèrent au centre de la pièce la grande photo  qui le représentait avec eux et deux ou trois autres encore..ils se rendirent à la grotte. ..Ils partagèrent la douleur des malades..Eux aussi étaient infirmes puisque amputés de leur fils..Et de les voir tous si douloureux et pourtant l'espoir toujours naissant, leur propre douleur s'en trouva un peu moins lourde...Il s'y attardèrent  donc quelques jours..
  Pour la première fois, depuis la mort de son mari, elle se trouva seule avec son fils, tout le dimanche...que l'air était léger et bleu le ciel ! Ils rirent pour des riens, se promenèrent dans le bois voisin  (A suivre )
Par gazou - Publié dans : tranches de vie
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Samedi 14 novembre 2009
  Un jour, ce bonheur de vivre que l'on croyait éternel, ne fut plus que du passé.
Coup de téléphone, accident.Le fils est à l'hôpital. Le fils est mort. Un grand blanc. Les aiguilles de l'horloge cessent de tourner !
  Tous ceux qui étaient venus pour le mariage revinrent pour l'enterrement . Les parents se montrèrent dignes, presque impassibles tout au long de la cérémonie...En fait, ils étaient morts avec leur fils.....Ils organisèrent ce qui leur restait de vie comme devant servir uniquement la mémoire de leur enfant bien-aimé...Leur maison devint un sanctuaire :. Partout des photos de lui : Antoine bébé, Antoine à l'école, Antoine en communiant, Antoine à la maison,  Antoine sur le stade, Antoine jouant du piano, Antoine le jour du mariage, Antoine à la maternité auprès de sa femme et de son enfant et la toute dernière photo, bizarrement, c'était entouré de ses deux parents qu'on l'avait pris...Celle-là, ils l'avaient faite agrandir et encadrer : elle était là pour nier l'absence et les gens qui venaient leur rendre visite étaient pris d'un vague malaise en regardant le trio dévoilé par la photo qui occupait le centre de la salle de séjour. 2tait-ce avec les morts ou avec les vivants qu'il fallait poursuivre le dialogue?
  D'ailleurs de quoi parlaient-ils? Evidemment du fils, du temps où ils étaient réunis...La seule chose qui pouvait leur faire plaisir, c'était que le visiteurn parle de lui au présent, comme s'il venait de le rencontrer au coin de la rue. Leur visage alors s'illuminait. Ils sortaient de leur apathie habituelle et se mettaient à égrener les mille et un souvenirs qui étaient leur seule richesse désormais.
  Tous les dimanches, ils allaient voir leur belle fille seule avec l'enfant...Ils faisaient aussi le voyage dans la semaine pour se rendre au cimetière..Il y avait plus de deux ans et leur constance ne faiblissait pas.
  Les amis qui ne supportaient pas de les voir ainsi figés dans le passé n'avaient qu'à s'éloigner..Même leurs deux filles, elles-mêmes bien vivantes n'étaient pas davantage écoutées..Ils étaient devenus incapables de s'intéresser à ce qu'elles vivaient ou disaient...Oublieuses de leur souffrance personnelle, elles essayèrent de venir en aide  à la jeune veuve..Mais celle-ci en était venue à redouter ces fins de semaine qui la mettaient en présence des parents éplorés.Ils étaient si lamentables qu'elle ne trouvait pas le courage de leur dire que leur attitude l'enfonçait dans un abîme sans fond, que toutes les nuits elle rêvait que près de la tombe ouverte de son fils, cette mère si aimante la faisait choir et eux tombaient à leur tour et la tombe aussitôt se refermait..Parfois l'enfant lui aussi était enseveli, parfois il échappait de ses bras avant qu'il ne tombe, il courait, il gambadait...Ces matins-là, l'espoir la tenait debout. Peut-être que cet enfant les sauverait...En effet, il était le seul à faire éclore un sourire sur les lèvres de ses grand -parents...Mais c'était un sourire triste et l'enfant trépignait...Les visages chagrins de son entourage l'étonnaient sans cesse...Dans la rue, il se précipitait vers les personnes qui rayonnaient la joie et les appelait "papa" ou "maman"  ( A suivre )
Par gazou - Publié dans : tranches de vie
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Vendredi 13 novembre 2009
  Ils avaient le sens de la fête et de la famille, les Pied-Noirs...et ce n'est pas parce qu'ils avaient dû s'exiler en France que les traditions allaient se perdre.
  Dans leur maison,la tendresse et la bonne entente embaumaient l'air qu'ils respiraient. Tous les cinq réunis à la même table, chaque jour, la même magie se renouvelait, leur joie d'être ensemble éclatait comme une évidence.
  Et lorsque le fils se maria, tous furent conviés : famille, voisins,collègues de travail,  amis proches ou lointains...Pour que leur joie soit complète, il fallait la partager avec toutes leurs connaissances.
  Lors de la cérémonie, la mère qui avait une voix magnifique chanta pour lapremière fois devant un public nombreux...
L'église était pleine et sur la place la foule des curieux et, aux fenêtres, les gens du quartier se demandaient que personnage important se mariait ce jour-là..Eh bien non,les jeunes gens qui fêtaient leur alliance n'avaient aucune notabilité particulière..simplement, toutes les familles émigrées d'Algérie étaient là puisque c'était la fête de l'un des leurs.
  Et quelle ambiance ! Quelle joie éclatante pendant le repas..La mariée allait de table en table pour dire un petit mot gentil à chacun et pour recevoir leurs félicitations...La table était généreuse, les danses joyeuses : jeunes et vieux, souples et raides, tous y participaient...A un moment, la mère se mit à danser toute seule dans uns sorte d'extase non dissimulée, entourée de ses proches qui frappaient des mains pour accompagner sa danse.
  Des moments comme ceux-là sont sources de joie pour toute une vie...Il suffit de les faire jaillir de sa mémoire pour redonner goût à l'aube naissante et découvrir en soi l'énergie nécessaire aux tâches quotidiennes.
Oui, cela suffit, tant que l'être aimé respire, même loin de nous...
  Le fils marié partit avec sa femme à quelques cent kilomètres de là. Un bébé vint réjouir leur union; Malgré la distance,les liens familiaux étaient si forts qu'ils avalaient allègrement les kilomètres pour le plaisir des retrouvailles. ( à suivre)
Par gazou - Publié dans : tranches de vie
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