journal intime,poésie,spectacles peinture
Nous marchions depuis une heure, tantôt l'un à côté de l'autre, tantôt l'un derrière l'autre, les sentiers sont parfois étroits, nous n'avions pas échangé un seul mot...J'en pris conscience soudain avec tristesse...C'est juste, à ce moment-là qu'il se tourna vers moi, reprenant la conversation que nous avions ébauché ce matin, au petit déjeuner...Il avait donc réfléchi à mes propos alors que, moi, n'ayant pas de réponse, j'avais cru parler à un mur...Il faut toujours se méfier des apparences...Je repris donc, d'une autre manière, ce que je lui avais dit ce matin et, là, je me sentis écoutée...Le silence qui avait précédé lui avait permis d'entendre mes mots.
Le silence s'établit à nouveau entre nous mais, cette fois-ci, je le ressentis comme un élément qui nous unissait....
Et je songeais à un ou deux de nos amis, sympathiques par ailleurs mais très bavards...Moi qui me plains parfois de nos silences, saurais je , à longueur de temps, supporter un tel flux de paroles si je vivais avec eux?
Tout est affaire d'équilibre : trouver les mots justes au bon moment
et les laisser naître...ou mûrir dans le silence...
Silence..Parole...Silence...