journal intime,poésie,spectacles peinture
Au Fenouillet, théâtre niché au coeur d'un petit village de la Drôme, nous avons vu une représentation de "SARAH OU LE CRI DE LA LANGOUSTE" pièce de John Murrell, adaptée ici par Eric Emmanuel Schmiitt...
Cette pièce m'a permis de découvrir le monstre sacré qu'était Sarah Bernhardt...
Elle est là, vieillissante, dans son manoir de Belle Ile-en -Mer...
Elle tente d'écrire ses mémoires avec l'aide de son fidèle serviteur :Pitou
Mais sa mémoire lui est infidèle.
Elle confond sa vie avec le temps d'une représentation, demandant à son serviteur de jouer tel ou tel rôle....Bon gré, mal gré, il devient sa mère,la supérieure du couvent où sa mère l'a conduite pendant son adolescence...ou Oscar Wilde...Il se prête au jeu avec plus ou moins d'habileté et provoque tantôt la colère ou le rire de Sarah...
Et nous assistons, médusés, devant le courage de Sarah Bernhart, son extravagance et son besoin de toujours se sentir sur une scène...C'était le lieu où elle se sentait vivre...
Et même quand on a dû l'amputer d'une jambe, elle a continué à monter sur scène car sa vie était là...Elle n'avait aussi qu'un seul poumon et qu' un seul rein.
Et cependant, elle était d'une énergie indomptable....
J'ai très envie maintenant de découvrir davantage qui était cette actrice...