journal intime,poésie,spectacles peinture
C'est le repas. La conversation va bon train....
La conversation s'envenime entre mes deux voisins, chacun persuadé que ses arguments sont meilleurs que ceux de l'autre...
Chacun raisonne...Il n'y a plus d'écoute...Car écouter, c'est entendre aussi ce qui se dit derrière les mots...Et là, il y a seulement un désir de s'affirmer...
Et moi, sans en être consciente tout à fait, je m'évade, je m'enfuis loin de là...A quoi bon parler si l'autre n'écoute pas?
Un peu plus tard, l'un vient me prendre à témoin :"tu as entendu ce qu'il m'a dit?"
Je suis un peu ahurie, je n'ai pas entendu ces mots que l'autre lui a dit et qu'il a pris pour une insulte...Etais-je à la cuisine à ce moment-là? Je ne sais pas...
Je lui fais remarquer que les paroles que lui, il lui avait adressées auparavant, ses paroles-là, bien que n'étant pas une insulte, l'avaient certainement profondément blessé car elles avaient touché une faille en lui, un désir jamais réalisé et il ne se reconnaissait pas dans l'image qu'elle donnait de lui...
Mais mon interlocuteur ne veut rien entendre, il est trop blessé...
Je lui dis encore que ce que l'on dit , dans un moment d'énervement, souvent ne correspond pas à ce que l'on pense vraiment et qu'il vaut mieux oublier ces mots malencontreux, mais il estime que c'est trop facile de toujours excuser les autres et qu'à trop vouloir les comprendre, on se laisse prendre pour un imbécile...
Je ne dis plus rien...