Le dimanche suivant, ce fut l'enfer..Il fallut se repaître du passé puisque de nouveau ils étaient là; Il n'y avait pas eu de miracle à Lourdes, une simple rémission seulement. Et ils étaient revenus, toujours aussi figés dans une fidélité paralysante et déformante..
L'enfant fut insupportable....
Le lendemain, la maman leur écrivit une lettre pour les informer qu'elle ne serait pas là le week-end suivant...A peine avaient-ils reçu la lettre qu'ils se précipitèrent chez elle en montant dans le premier train en partance.''...Elle n'ouvrit pas la porte, elle se sentait incapable de les affronter... Elle téléphona à ses belles soeurs pour qu'elles lui viennent en aide...Celles-ci lui conseillèrent de déménager..Elles, elles s'occuperaient des parents...Qu'elle ne se laisse surtout pas désarmer par ceux qui, bonnes gens, la jugeraient odieuse...et qu'elle ne cherche pas à s'expliquer..Pour le moment, enfermés dans leur propre logique, ils ne pouvaient pas la comprendre...Mais peut-être que le choc leur serait salutaire !
Elle déménagea, elle reprit goût à la vie, reçut à nouveau ses amis et ceux de son enfant qui, de naturel très sociable, invitait volontiers...Très souvent, elle leur envoyait un petit mot affectueux en leur disant de ne pas s'inquièter à leur sujet mais elle ne donnait pas son adresse.
Un jour, quand ils seraient assez forts tous les deux, ils leur feraient la surprise d'une visite... et se retrouvailles seraient une fête....Elle y préparait son garçon en lui parlant de ses grand-parents et de son père, en lui racontant tous les bons moment s qu'ils avaient vécu ensemble, en lui disant combien son père serait heureux de le voir aimer la vie comme lui l'avait aimé.