journal intime,poésie,spectacles peinture
C'est avec beaucoup d'intérêt que j'ai lu vos différentes réactions à la citation de Charles Juliet que je vous ai envoyés jeudi dernier sous le titre "Identité 2"
Et tous vos petits mots m'ont permis d'approfondir ma réflexion et de constater combien une même phrase pouvait être comprise différemment selon nos sensibilités et notre vécu.
Je cite à nouveau Charles Juliet pour ceux qui auraient oublié
"Refuser d'être soi-même, c'est encore être prisonnier du moi, de ses problèmes et de ses complications . Ce n'est nullement être engagé dans le renoncement à soi-même. Celui-ci exige précisément d'éroder le moi jusqu'à le faire disparaître
C'est une réflexion qui s'approfondit au gré de ses propres expériences et qui n'est jamais terminée, je crois.
Ce n'est que lorsqu'on est pleinement soi-même, ce n'est que lorsqu'on est tout à fait conscient de ce que l'on est et que l'on est capable d'exprimer ses désirs, son ressenti, c'est seulement alors que l'on peut renoncer à soi-même, que l'on peut"éroder le moi jusqu'à le faire disparaître" comme dit Charles Juliet...Et cela pour découvrir quelque chose de plus grand que soi...Un sacrifice n'a de valeur et d'intérêt que s'il est fait dans la joie et la pleine conscience...
On ne peut donc renoncer à soi-même que lorsqu'on s'est pleinement accepté.
Tant qu'on se contente d'endosser les rôles que notre entourage désire nous faire jouer.
Tant qu'on est dans le refus de soi (on n'en est malheureusement pas toujours conscient) il nous est impossible de renoncer à nous-même...Comment renoncer à ce qui en nous n'a pas vu le jour ?
Je ne suis pas sûre d'avoir su vous apporter un éclairage nouveau et je le regrette mais vous, vous m'avez permis de clarifier, au moins pour moi-même ce que je ressens et je vous en remercie