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journal intime,poésie,spectacles peinture

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Encore une première fois

Nous sommes à table avec deux amies.

Elles disent leur désir d'aller à Grignan le lendemain.

Je leur rappelle que c'est là qu'habitent le poète Philippe Jaccottet et sa femme , aquarelliste

L'une de nos invitées me demande si j'ai des livres de lui...Bien sûr, comment n'en aurai-je pas?

Je vais les chercher dans la bibliothèque et lui en ramène deux...

Elle se met aussitôt à lire quelques extraits...C'est bien la première fois que nous dégustons des poèmes tout en mangeant.. et j'apprécie cette première fois...Une de plus! me dis-je.

Elle continue à en lire des passages dans la soirée.

Je lui propose de les emporter, elle en prend un et laisse l'autre sur la table.

Le lendemain, lorsque la maison retourne à sa solitude, je feuillette ce livre que je n'ai pas ouvert depuis longtemps et je découvre ce passage qui, me semble-t-il, arrivé à point.

 

"Peut-être faudrait-il commencer par refuser définitivement l'illusion de paradis, de la paix et de l'harmonie universelles . admettre que toute existence est guerre, qu'aucune vie ne peut rester longtemps à l'abri, qu'il n'y a pas d'harmonie durable, à moins de mensonge, d'aveuglement, et encore. La fête perpétuelle n'est pas pour demain.

  Dès lors, à moins de choisir le suicide, souvent logique, il faudrait accepter de se battre et , en vue  de la bataille, s'aguerrir, le corps comme l'esprit .  Accepter le combat, le défi.  Encore ces images sont-elles, en bien des cas, trop héroïques, flatteuses. On pourrait dire : accepter le travail, l'effort. Préférer le proche, où le mal est inséparable du bien, aux lointains où règne une clarté pure, mais peut-être fausse ou morte.Préférer aux hommes qui ne jurent que par la perfection d'un Absolu et qui sont souvent dangereux, les sceptiques actifs, les endurants, les obstinés. On se retrouverait alors, simplement, parmi les autres (dans la troupe)

 

                                        Philippe Jaccottet  (A travers un verger)  pages 40 et  41

 

Le début du texte me choque un peu au départ..."Accepter le combat," dit-il..moi qui trouve souvent la vie si fatigante et désirerait seulement un peu de paix et de chaleur...Mais je continue :" préférer le proche où le mal est inséparable du bien"  et cela me convient, je n'aime pas me bercer d'illusions Et soyons des" obstinés."

Certes , il faut aussi savoir regarder au loin parfois...Mais il commence en nous disant "peut-être"..Ce n'est que sa pensée du moment..Demain, peut-être", il éprouvera aussi le besoin des lointains..IL n'impose rien. Il essaie seulement d'ouvrir une brèche

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T
<br /> <br /> Je voudrais rajouter un mot un peu plus personnel à la lecture du commentaire de Maryse qui m'interpelle dans son contenu et dans sa conclusion. Il y a quelques années de cela, je ne voyais plus<br /> que d'autres solutions que le suicide, et il y eut plusieurs tentatives sur une période assez longue.<br /> <br /> <br /> Aujourd'hui je comprends que je n'arrivais pas à mettre à distance mes pensées, mes difficultés. J'étais identifié à elles. Et plus je m'identifiais à mes difficultés, plus je n'étais que<br /> difficultés (entretien (auto-entretien) des pensées et des émotions négatives). Je connais encore cette identification avec mes pensées même si elle me semble moindre et plus cette identification<br /> diminue plus je respire.<br /> <br /> <br /> Le premier problème est celui-là, croire que nous sommes nos pensées. Le problème n'est pas de penser cela peut avoir son utilité pour des choses pratiques (même si je me demande aujourd'hui si<br /> on ne peut pas fonctionner sans.)<br /> <br /> <br /> Un jour je pense que je suis heureux alors je suis heureux. Un jour je pense que je suis malheureux alors je ne suis que malheur. Voir le caractère éphémère de nos pensées, sans les refuser, sans<br /> les juger, les voir s'élever, se maintenir et disparaître permet la création d'un premier espace de bien être.<br /> <br /> <br /> On peut voir dans un même regard toutes choses éphémères que nous disons être nous : pensées, corps, émotions. Est-il alors quelque chose qui demeure ?<br /> <br /> <br /> Si je ne suis pas mon corps, mes pensées, mes émotions, qui suis-je ?<br /> <br /> <br /> Pour ceux que ça intéresse, je trouve le livre d'Eckart Tolle : le pouvoir du moment présent (que je relirai sans doute, parce que je ne suis pas sûr d'avoir tout compris encore) très éclairant à<br /> ce sujet. Vous pouvez l'acheter ou le lire pourc eux qui ne le peuvent pas ici : http://www.nous-les-dieux.org/index.php/Eckhart_Tolle/Le_pouvoir_du_moment_pr%C3%A9sent_et_son_guide<br /> <br /> <br /> <br />
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T
<br /> <br /> Bonjour Gazou,<br /> <br /> <br /> Oui, il dit "peut-être", tu as raison de le souligner. C'est sûrement comme tu le dis sa pensée du moment. Demain il aura peut-être une autre approche, un autre regard.<br /> <br /> <br /> A la mesure de ma compréhension actuelle , tout se passe maintenant, il n'y a pas lieu d'espérer un paradis lointain mais d'accueillir chaque instant sans attente, et de nous<br /> voir, voir ce que nous nommons "Moi", notre personnalité, interagir avec la vie. Voir que nous ne sommes pas nos émotions, nos pensées, notre corps, mais ce qui accueille tout cela. Un jour<br /> soudainement n'être qu'accueil. Il n'est pas question de lutter, de résister mais de voir nos résistances. L'effort, s'il en est un est dans cet accueil maintenu.  Pour le basculement de<br /> l'illusion d'être une personne à l'espace qui accueille, cela est semble-t-il hors de notre volonté personnelle, mais l'accueil, dit Jean Klein, en est l'aimant.<br /> <br /> <br /> J'ai visionné ces derniers jours des vidéos de personnes qui témoignent de ce basculement, si cela t'intéresse, c'est très concret, simple dans l'exposé. Une canadienne qui répond à des questions en France, et une française. interrogée aux Etats-Unis. Pour cette dernière ce qui est intéressant, c'est<br /> que ce basculement se soit fait sans qu'elle le recherche au préalable par telle ou telle démarche, pratique spirituelle.<br /> <br /> <br /> Pour revenir au texte, à mon sens, il ne s'agit en effet pas de s'illusionner mais de se défaire de l'illusion, l'illusion d'être une personne, une personne séparée des autres êtres. Il ne s'agit<br /> pas de fuir la réalité (jusqu'à son extrême : "le suicide") mais de dé-couvrir la réalité de ce que nous sommes vraiment. Tout accueillir, bien, mal en l'instant sans jugement. "Préférer le<br /> proche où le mal est inséparable du bien" m'y a fait penser.<br /> <br /> <br /> Il me semble que ceux qui tendent vers l'Absolu peuvent être aussi des endurants, des obstinés. Sceptiques actifs, je suis moins sûr parce que je ne maîtrise pas la définition de ce mot,<br /> philosophiquement parlant. Voici une simple définition que je viens de trouver :  "qui doute de tout ce qui n'apparaît pas comme évident". C'est bon de douter, mais on peut aussi<br /> expérimenter, le regard, l'accueil, le silence, faire un tant soit peu confiance à ceux qui disent "être parvenu à connaître" leur véritable nature ainsi pour expérimenter à son tour et renforcer<br /> ou non à la lumière de ce que nous vivons notre confiance dans cette voie. Alors sceptiques, ceux qui recherchent l'Absolu ? Dans une certaine mesure oui aussi mais ils finissent par s'abandonner<br /> à l'évidence de la réponse, une réponse vivante, non mentale.<br /> <br /> <br /> Ce que je dis ici, longuement (), est un point de vue personnel mâtiné de lectures encore fraîches, encore plein de<br /> maladresses et d'approximations dans le compte-rendu. C'est le vécu de cela en profondeur qui importe le plus.<br /> <br /> <br /> Bonne journée !<br /> <br /> <br /> <br />
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G
<br /> <br /> "accueillir chaque instant sans attente"<br /> <br /> <br /> que voilà un beau programme... et si nous y parvenons, au moins à certains moments, c'est déjà bien..Bonne journée!<br /> <br /> <br /> <br />
K
<br /> <br /> à nouveau richesse multiforme de ce texte qui offre bien des pistes<br /> <br /> <br /> rechercher l'harmonie, si bien sûr ! et en rêver...<br /> <br /> <br />  pourquoi pas ?<br /> <br /> <br /> mais supporter le présent imparfait, continuer à marcher,<br /> <br /> <br /> en savourant l'instant dans ce qu'il a de délicieux, comme le dit Solyzaan<br /> <br /> <br /> et faire ce qu'on peut, comme le dit modestement eMmA.<br /> <br /> <br /> bisou Gazou<br /> <br /> <br /> bon dimanche<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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T
<br /> <br /> il a entièrement raison la vie est une confrontation il y a toujours un conflit d'inêrêts entre la société et l'individu...et c'est toujours elle qui gagne..c'est pour cela que je me suis<br /> toujours mis dans les rangs des battus...je n'aime pas les vainqueurs car s'ils ont gagné c'est qu'ils ont battu quelqu'un<br /> <br /> <br /> besos<br /> <br /> <br /> tilk<br /> <br /> <br /> <br />
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J
<br /> <br /> Un p'tit bonjour avant de m'absenter pour le week-end<br /> <br /> <br /> Jean<br /> <br /> <br /> <br />
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G
<br /> <br />  bonsoir Jean et merci et bon week-end !<br /> <br /> <br /> <br />