journal intime,poésie,spectacles peinture
Comme une ritournelle
bien rôdée
dans ma tête
elle s'entête
et se répète
et m'assombrit
et me réduit.
Comme une mécanique stupide
qui déroule insipide
toujours les mêmes mots
sans tenir compte du réel
si divers et si chatoyant,
elle dit des mots que je ne reconnais pas,
des mots qui ne sont pas miens,
des mots pour détruire,
des mots pour anéantir.
Des mots qui veulent étouffer
la cantilène très douce,
"petite voix sous la mousse"
qui, "discrète et légère",
murmure la beauté de la Vie,
et nous réconforte et nous réjouit.
Mais parfois elle bouillonne,
et s'indigne qu'on la veuille baillonnée.
Et elle entonne un chant de liberté .