Les relations humaines m'ont toujours beaucoup questionné par leur complexité . Finalement, en schématisant un peu,, on est soit la victime, soit le bourreau, soit le spectateur soit le simple.
VICTIME
Oh ! la rage d'être impuissant !
Et quand la victime sort de son trou, qu'elle prenne garde à ne pas devenir bourreau tant est grand le besoin de revanche surtout si l'on n'en est pas conscient.
BOURREAU
La position du plus fort n'est pas enviable.
Il doit toujours se battre pour la conserver, agresser l'autre le premier pour garder l'avantage.
Apparemment, il triomphe même s'il tremble au fond de lui.
SPECTATEUR
Il a retiré son épingle du jeu , il regarde... tantôt se projetant daans la victime, tantôt dans le bourreau,...Mais lui où est-il ? Eternel absent.
Le SIMPLE
Il accorde à chacun une place égale à celle qu'il s'accorde à lui-même sans que l'autre ait besoin de la revendiquer et il peut établir avec lui un échange réciproque : recevant ce que l'autre lui donne et donnant lui-même de sa personne . Les conflits existent parfois et sont affrontés sans drame comme étant la vie tout autant que l'harmonie...Il est un temps pour l'un et l'autre et c'est dans ce va et vient continuel que la vie se déroule avec des poussées parfois douloureuses mais sans heurt destructeur.
Longtemps, j'ai cru qu'en prenant le parti de la victime, j'étais à coup sûr du côté le plus juste..A présent, je crois que le bourreau lui aussi est victime, esclave du besoin de toujours prouver son pouvoir sous peine de ne plus exister...et je sais que parfois la victime devient bourreau à son tour...
Et longue est la marche vers plus de justice et d'amour...Mais c'est pour ça que nous sommes là.