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journal intime,poésie,spectacles peinture

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Séraphine de Senlis

  L'autre soir,enfin, j'ai pu aller voir le film de Martin Provost : "Séraphine"
  C'est Yolande Moreau qui l'incarne et elle le fait à merveille...
  Avec elle, on devient Séraphine, on essuie les humiliations qui lui viennent de sa patronne qui la prend pour une pauvre fille tout juste bonne à laver le carrelage de sa maison...
  Avec elle, on s'émerveille de ce qui a jailli de notre pinceau pendant la nuit...On comprend qu'elle puisse momentanément perdre la raison...On est meurtri de la voir internée...
  On se dit que, même imaginaire, la voix de son ange gardien  (c'est lui qui lui a ordonné de peindre) ,  que cette voix donc doit être très éloquente pour la soutenir dans cet effort gigantesque qu'elle fait  pour peindre ce qu'elle voit à l'intérieur d'elle-même...pour peindre en cachette, après une dure journée de labeur...et sans même croire qu'elle a du talent...Quand celui qui va devenir son mécène (Wilhem Udhe) la complimente, elle croit d'abord qu'il se moque...
  Séraphine a réellement existé (1864-1942). Elle est connue sous le nom de Séraphine de Senlis...Elle n'a commencé à peindre qu'après quarante ans, sans avoir jamais appris, avec des moyens de fortune..Elle recueillait la cire des bougies dans les églises, du sang chez le boucher , de la boue des champs, du ripolin acheté chez le droguiste...
  On peut trouver très triste que son génie ait été aussi peu reconnu de son vivant et qu'elle termine ses jours dans un asile...Mais est-ce le plus important?  Sa vie n'est-elle pas pleinement réussie ? Elle a fait ce qu'elle avait à faire, elle a fait éclore les dons qui étaient les siens...Elle aurait pu être détruite par son entourage...Elle a su passer outre et laisser jaillir la beauté qui était en elle.
  Le film est sobre, dénué de pathos et de fausse sensiblerie...Il y a de très beaux paysages, de très belles scènes où Séraphine est en osmose avec la nature...Il nous permet de ressentir un peu , de l'intérieur, ce qui faisait vibrer Séraphine : "un des plus grands peintres naïfs du monde et de tous les temps" dit Jakovski dans le dictionnaire des peintres naïfs du monde entier
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C
Ce destin hors du commun m'interpelle, tu me donnes envie de voir le film !<br /> <br /> bises <br /> chrystelyne
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S
J'ai bien aimé ce film que j'avais très envie de regarder suite à ma lecture du livre de Françoise Cloarec. ce fut pour moi un beau prolongement de cette lecture qui m'avait permis de découvrir cette peintre.
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C
belle description. <br /> clem
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P
C'est un film, ou plutôt une femme qui m'a bouleversée. Elle ne fut pas la seule à finir dans un asile, Camille Claudel aussi comme si les femmes artistes étaient des êtres dangereux.<br /> C'est vrai qu'elle a suivi ce qui a rempli se vie.
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L
et bien en effet saisissant, ces toiles sont de l'art pur quand on se rappelle ce que tu dis de ses moyens ! <br /> merci encore.
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