journal intime,poésie,spectacles peinture
Où t'en vas-tu,la belle,
où t'en vas-tu commeça?
où te mène un si bon pas?
Où vais-je?Je ne sais pas,
c'est le chemin qui le dira.
S'il me fait signe,je le suis;
s'il se tait,je le fuis.
Et surprise,surprise,
sur le chemin où je ne savais pas
que j'irai,
sur le chemin de la Déserte,
me voici.
Les herbes hautes me frolent,
les herbes folles me giflent,
bise,heurtebise,
têtue,je continue.
Les ronces m'agrippent,
les ronces me griffent
têtue,je continue,
le chemin m'appelle et je le suis.
La boue colle à mes pieds,,
dans la boue,je m'enfonce,
têtue,je continue.
Le chemin est étroit
mais il m'appelle
et je l'entends,
la ridondaine,la ridonda.
Il longe un champ,
un champ de tournesols géants,
un champ de visages tournesols,
échevelés et chenus,
Dieu,qu'ils sont nus
mais qu'ils sont grands!
Plus loin des petits chardons bleus
et des gros champignons blancs
sur la souche des arbres.
La Vie est là
et je la suis.