journal intime,poésie,spectacles peinture
"Je crois en l'homme,cette ordure
Je crois en l'homme.ce fumier,
Ce sable mouvant,cette eau morte
Je crois en l'homme,ce tordu,
Cette vessie de vanité.
Je crois en l'homme,cette pommade,
Ce grelot,cette plume au vent,
Ce boute-feu,ce fouille merde.
Je crois en l'homme,ce lèche-sang.
Malgré tout ce qu'il a pu faire
De mortel et d'irréparable
Pour la sûreté de sa main,
Pour son goût de la liberté,
Pour le jeu de sa fantaisie.
Pour son vertige devant l'étoile.
Je crois en lui
Pour le sel de son amitié,
Pour l'eau de ses yeux,pour son rire,
Pour son élan et ses faiblesses.
Je crois à tout jamais en lui
Pour une main qui s'est tendue
Pour un regard qui s'est offert.
Et puis surtout et avant tout
Pour le simple accueil d'un berger."
Est-ce de la naîveté,de l'optimisme ou de la lucidité de croire en l'homme malgré toutes les horreurs dont il est capable? Cela doit-il nous faire oublier la générosité et le courage qui peut aussi être le sien?