journal intime,poésie,spectacles peinture
De ce tunnel enfin
vivante,je suis sortie
pourquoi et comment
cela n'est pas dit.
Mais une chose demeure certaine,
le ciel est bleu au-dessus de moi
et vif et léger est mon pas.
Et rentrant chez moi,
c'est avec joie
que je prépare le repas.
Certes il y aura d'autres abîmes,
d'autres cauchemars
et même si j'ai toujours peur du noir,
au plus profond des sombres couloirs,
peut-être forte de ce savoir
que ce qui commence a toujours une fin
qu'il y a toujours quelque part
une porte,une fenêtre,une main
qui vous emmène vers demain,
qu'il suffit de traverser la nuit
pour accueillir l'aube qui vient,
peut-être alors pourrai-je rire même dans le noir.
Et même si ce temps est un temps suspendu,
un pont flottant entre deux tunnels,
un pont tremblant,fragile et fondant
comme tout ce qui est parfait
rayonnante et vibrante,j'avance sur ce pont
et ces instants de liesse
je les garde en souvenir
comme un trésor précieux
que rien ni personne ne pourra m'enlever.