journal intime,poésie,spectacles peinture

L'ange n'a pas posé
sa main
sur mon épaule.
En vain
ai-je attendu qu'il m'effleure.
Sans doute
l'ai-je trop attendu?
Mon attente
est un mur qui
l'empêche
d'approcher.
Je ne veux plus l'attendre,
je ne veux plus rien attendre.
Mais
tous les sens en éveil
savourer l'instant fragile
en dévoiler la merveille
avec patience et attention
fixer l'horreur
assez longtemps
pour qu'elle devienne
beauté
Et si rien ne vient
savourer le rien
Car comme le dit le poëte Juarroz,
"Au centre du vide,
il y a une autre fête"