journal intime,poésie,spectacles peinture
Mathilde,petite fille fragile
pas tout à fait comme les autres,
tu vas ton bonhomme de chemin,
tout doucement.
Tu progresses
sans rien perdre de ta naîveté,
dans ce monde en délire
qui,dans sa rapidité,
oublie de se dire
que la vie est faite pour aimer.
Tu es là pour nous le rappeler.
tu vas vers l'autre
que tu rencontres pour la première fois
comme s'il était ton frère ou ta soeur,
ton père ou ta mère.
Tu lui donnes la main
et tu lui dis: tu es très gentil,
tu es très sympathique.
Tu lui dis encore:
je t'inviterai pour mon mariage,
et en quelques mots,
tu lui donnes un tableau idyllique
de ce temps où tu seras grande
et d'où seront bannis,
bien entendu;
toutes les misères.
Tu ne sais pas
tout ce qu'ils savent,les autres;
mais tu sais
que la vie ,c'est le partage,
et tu demandes à chacun
,cette part d'amitié,
sans laquelle
tu ne saurais respirer.