journal intime,poésie,spectacles peinture
Je suis allongée dans mon lit
C'est la nuit.
Je ne fais aucun mouvement
J'attends le sommeil
qui ne vient pas.
Soudain, très distinctement,
dans un coin du plafond,
j'aperçois qui me regarde,
un visage moustachu.
Comment dans la nuit noire,
puis-je le voir si clairement.
Grand est mon étonnement.
Et voici qu'un autre visage apparaît
dans l'autre coin du plafond:
un barbu aux yeux très doux.
Je ne sais où
je ne sais qui
les deux visages s'en sont allés;
Et je retourne à la nuit sans visage
Et j'attends le sommeil
qui ne vient pas.