journal intime,poésie,spectacles peinture
Je retrouve un poème que j'aime beaucoup, que j'avais appris par coeur même à une époque. Je peux dire qu'il m'a habité..Une lecture trop rapide peut le nimber de tristesse...J'y trouve pour ma part une source de profonde allégresse.
"Imagine que tu devais mourir.
Imagine qu'un jour de plus t'est donné, peut-être deux, peut-être mille. Ne compte pas. Etonne-toi. Tu n'as pas oublié de marcher mais tu marches pour la première fois. La joie a fait place nette et tu te réjouis de nommer les choses qui reviennent vers toi. Un mot, un seul et les autres s'enchaînent. Le fil est renoué qui te relie à l'univers, soutenant dans ton ciel les soleils suspendus au-dessus du bal.
Va au bal. L'orchestre apprête ses violons. Ta jambe est bien faite. Elle te conduira où tu voudras. Rire, c'est remercier le jour du sursis. Tu viens de naître. Mais pourquoi parmi tant de compagnes as-tu déjà retrouvé ta vieille douleur?"
Jean Malrieu (Le nom secret)