journal intime,poésie,spectacles peinture
" Quand on s'émerveille, c'est qu'on ne se regarde pas"
C'est une phrase de Maurice Zundel que je viens de lire chez le Pélerin (voir liens à droite)
C'est génèralement vrai, l'émerveillement nous sort de notre étroit petit moi, il agrandit nos limites, nous offre une expansion qui nous libère et nous emplit de joie.
Mais en lisant cette phrase, me vient à l'esprit une petite scène qui s'est passée hier
Je joue à un jeu de mémoire avec un petit bonhomme de quatre ans...Il vient de découvrir un couple d'images et il s'émerveille de sa victoire et, avec une spontanéité ravissante, il s'émerveille et déclare, ravi : tu es fort, Martin, tu as encore gagné et il rit aux éclats, étonné par lui-même...Un moment plus tard, je feins de pleurer par ce que je n'ai encore rien gagné et très gentiment il me dit: t'en fais pas, je vais t'aider..et il me donne un de ses gains...
Comme quoi, s'émerveiller de soi-même n'empêche pas d'être génèreux.
Mais peut-être faut-il avoir le coeur d'un petit enfant !