journal intime,poésie,spectacles peinture
Avec ta mine de papier mâché
ton visage long comme un jour sans pain
tu ressembles à un qui s'en allait guerroyant
contre tous les moulins à vent.
Toute ton énergie tu la passes dans un combat perdu d'avance
et tu te sens seul et incompris
bien que tu sois au milieu de tes amis...
Pourquoi te battre avec les armes de ceux d'en face?
Et pourquoi, de petitesse en petitesse,
avancer la bouche pleine de fiel?
Tu te déssèches,
tu t'aigris,
tu te désertifies.
Et le lieu que tu veux défendre se rabougrit avec toi.
Ami, prends un peu de hauteur,
sois large et génèreux,
délaisse la révolte stérile,
cesse les combats inutiles
et invite les tous à la rencontre.
A te voir si joyeux, ils s'approcheront.
Crois naïvement à la fête.