journal intime,poésie,spectacles peinture
"Mon bien-aimé descend la colline fleurie
De blé noir
Très lentement par les champs pâles...C'est le soir.
Voilà mon bien-aimé !... - Suis-je bien aguerrie,
Ma raison? -
Oui, le voilà qui passe auprès de ma maison.
Ne me regarde pas, bien-aimé, je t'en prie,
Si jamais
Ton regard n'était pas assez doux, j'en mourrais !
Ne me dis rien, tais-toi, bien-aimé, je t'en prie,
Si jamais
ton accent n'était pas assez doux, j'en mourrais !
Mon bien-aimé passa voilé de rêverie,
L'âme ailleurs,
Sans me rien dire hélas ! sans me voir et j'en meurs."