journal intime,poésie,spectacles peinture
Je suis allongée
à l'ombre de l'arbousier;
j'ai fermé les yeux...
Je n'ai pas de chapeau comme toi, Solyzaan...
Mais je n'en ai pas besoin...
J'ai fermé les yeux
Et je ne suis plus là
où l'on croit que je suis...
Je suis ailleurs
et je capte les images
qui viennent à moi.
Mes paupières fermées servent d'écran :
pas besoin de chapeau.
Et je capte les mots
qui se faufilent et s'envolent.
Et j'accueille ce qui vient
même si cela me semble rien de rien;
Je ne choisis pas, j'accueille
et j'oublie la fatigue et la déconvenue.
Je suis légère comme un papillon
et volette dans la quiètude infinie
d'un monde qui n'existe
que derrière mes yeux fermés.