journal intime,poésie,spectacles peinture
Je prends ce livre à la médiathèque
De cet auteur "David Foenkinos" j'ai déjà lu "La délicatesse et j'ai aimé son écriture, cela a été un vrai plaisir de le lire...
Je dévore ce nouveau petit livre dans la soirée...
Léger, loufoque, sans prétention, c'est un bonheur celui-là aussi
d'autant plus que, malgré sa légèreté, il ouvre des pistes de réflexion très intéressantes sur l'identité, la vérité et le mensonge, la psychologie du collectionneur...
En voici quelques extraits
"Pour la première fois, il allait être lui, ne plus se cacher dans le costume qu'on lui avait taillé sur fausse mesure; ça le soulagerait, il pourrait enfin arrêter la mascarade, ne plus étouffer..."
"Il avait été rangé dans la catégorie "bon fils" puisqu'il venait manger même quand il n'avait pas faim. Et les bons fils ne se suicident pas...Il était condamné à être leur cliché. Dans leur regard, il percevait le reflet de celui qu'il avait été la veille"(page 37)"
"Bref, il bégayait sa vie comme un roman. Et il avoua enfin qu'il voulait collectionner les moments où elle lavait les vitres. C'était sa nouvelle collection, la plus absurde, la plus folle, la collection qui gâchait sa vie stable, et pourtant, en l'évoquant, sa vie palpitait.. Jamais il n'avait été aussi heureux que dans cette collection où sa femme était l'héroïne"(page 143)
"Il allait devenir père et sentit que c'était un rôle à sa mesure." (page 175)
Ces quelques extraits ne vous donnent pas vraiment le ton de ce livre
Il n'y a qu'une façon de le savourer : c'est de le lire en son entier