journal intime,poésie,spectacles peinture
Ce jour-là, je vais manger avec mes petits enfants.
L'un d'eux aura 18 ans le lendemain.
Son plus jeune frère le plaisante : "est-ce que tu profites bien de ta dernière journée avant ta majorité?"
Et j'ai bien l'impression que lui envie ce grand frère qui demain sera majeur, cela lui semble une promotion souhaitable.
Mais le plus grand manifeste moins d'enthousiasme
-"Oh oui, je la savoure cette dernière journée" répond-il...
Je m'étonne !
-"Eh oui, me dit-il, j'ai l'impression que c'est la fin de l'insouciance, la fin de l'adolescence...Si je fais une faute très grave, je peux me retrouver en prison
- "Dès l'âge de 13 ans, rétorque le plus jeune , on peut t' y mettre si c'est une faute très grave..."
Et le grand me demande :"est-ce que tu as éprouvé cela quand tu as eu 18 ans?"
En fait je crois n'avoir jamais ressenti ce que cela pouvait être d'être une adolescente...On était enfant, puis on était adulte...A notre époque, il n'y avait pas de période intermédiaire, il me semble...
Comme les mentalités changent vite!
Ou peut-être avons-nous oublié quelles étaient nos préoccupations quand nous avions 18 ans ?