journal intime,poésie,spectacles peinture
"Le ciel est gris, tout gris.
A vrai dire il n'est pas
Il n'y a pas de ciel ce matin,
Mais des nuages
Projetés par la terre
Et qui se sont faits rois.
Où donc est l'azur,
Où s'est-il niché?
L'azur, tu ne le sais pas,
N'est pas loin
Puisqu'il est en toi. "
(25-12-94)
"Voici que dans cette journée
Le ciel d'azur proclame qu'il va s'ouvrir,
Que nous allons voir
Ce dont nous ne savons
Rien que l'existence,
Que ce sera la grande révélation,
L'ébluissemnt où nos profondeurs
Se laisseront dévoiler
Et nous vivrons alors
Selon ce désir fou
Qui est en nous -
Cela s'annonce tous les jours
Et chaque jour nous espérons
Que ce sera pour aujourd'hui."
(01-01-95) (Quotidiennes)
Guillevic vit alors les derniers mois de sa vie, Il est âgé, il souffre d'insuffisance respiratoire, il est très fatigué et pourtant...il écrit comme s'il était au seuil de son existence, comme si l'avenir s'ouvrait devant lui, plein de promesses et de nouveauté...