journal intime,poésie,spectacles peinture
C'est le presque début du livre
Et je suis si enchantée que je relis ce texte plusieurs fois sans pouvoir lire la suite
"Il grimpait léger, son corps répodait tendu et franc à l'invitation des appuis,s a respiration restait comprimée dans ses poumons et détachait des syllabes de souffle en suivant le rythme d'un air dans sa tête. Le vent ébouriffait ses cheveux et libérait ses pensées. Le dernier pas de la montée lui faisait toucher l'extrémité où s'arrête la terre et où commence le ciel. Un sommet atteint est un bord de frontière entre le fini et l'immense. Là il arrivait à la distance maximale de son point de départ. Un sommet n'est pas une ligne d'arrivée, c'est un barrage. Là, il faisait l'expérience du vertige qui, en lui, n'était pas un appel du vide vers le bas, mais se pencher sur el vide du haut. Là, sur le sommet, il percevait la divinité qui s'approchait. Là-haut, il s'enveloppait de vnet. Un sommet sans choc de masses d'air sur soi est effrayant. Car l'immense retient son souffle.
Il était heureux dans le vent, il l'accueillait, à l'écoute. Il était de ceux qui saisissent une phrase là où les autres n'entendent que du vacarme...."
Je vous en reparlerai peut-être quand j'aurai fini le livre