journal intime,poésie,spectacles peinture
La place était très grande.
Nous avancions vers l'église...Il y avait des personnes aux terrasses des cafés.
D'autres, comme nous se promenaient et découvraient la ville ou faisaient leurs courses dans le centre tout proche.
Tout semblait paisible..
.Soudain des cris...Peut-être des enfants , pensons-nous d'abord...Mais nous n'en voyons pas et puis c'est une voix unique que nous percevons...on dirait quelqu'un qui harangue la foule mais il n'y a pas de foule...des gens dispersés seulement...nous remarquons que plusieurs personnes regardent dans la même direction et sourient d'un air gêné...Enfin nous la voyons.
Elle a de longs cheveux noirs, elle est pieds nus et elle hurle des insanités à des êtres qu'elle est seule à percevoir.
Sa colère est grande mais nous ne savons pas à qui elle s'adresse, sans doute au monde entier...Nous la laissons à ses divagations...
Nous la retrouvons , un moment plus tard , de l'autre côté, sur la grande avenue.
Elle a attaché ses cheveux sur le sommet de sa tête et elle fait du stop... Elle se lance au devant des voitures qui font un détour pour l'éviter...Elle s'est un peu calmée..;mais , comme personne ne la prend, elle reprend sa harangue...
Heureusement la circulation est assez dense et les voitures roulent lentement...
Où est-elle à présent?
S'est elle apaisée?
Est-elle revenue à un comportement moins inquiètant?
Son image ne me quitte pas...