journal intime,poésie,spectacles peinture
Hier, après le repas, une voisine nous téléphone pour nous signaler qu' il y a une émission sur le Vietnam cet après-midi et cela correspond à la région qu'elle a elle-même visitée au début de l'année...
Nous regardons peu la télé mais il neige et puisqu'elle a pris la peine de nous le signaler, nous nous installons pour la regarder et pouvoir ensuite en parler avec elle...
C'est Laurent Sbasnik qui nous emmène là-bas et nous fait partager son voyage en train : un train qui ne ressemble pas aux nôtres puisqu'il ne dépasse pas les 50 kilomètres à l'heure et que les horaires sont souvent peu respectés...
Mais notre reporter ne s'en offusque pas, il est là pour faire connaissance avec les gens du pays...et il va de l'un à l'autre, s'émerveille de leur amabilité.
Il est drôle, il est à l'écoute, il sait poser de bonnes questions, celles qui ouvrent...
Ainsi, le voilà qui s'installe en face de deux jeunes moniales ravissantes malgré leur crâne rasé mais leur sourire est si rayonnant que c'est un bonheur de les regarder et l'une d'elles répond à ses questions avec une simplicité désarmante et elle l'invite à s'arrêter à leur couvent, ce qui ne lui serait pas venu à l'idée sans cette rencontre improvisée...On lui fait goûter la soupe du couvent, il la trouve délicieuse, elle lui explique que , quoi qu'on fasse, il faut le faire de tout son coeur, avec amour et que cela aide à faire une bonne soupe
Il lui pose toutes les questions qui lui viennent à l'idée, il lui demande si ce n'est pas gênant d'être entrée si jeune au couvent..Elle lui répond que c'est une chance au contraire car plus on y rentre trop et plus on peut aller loin sur ce chemin spirituel qui est le but de leur recherche et de leur vie...Il n'y a aucun voeu perpétuel pour elles, elles peuvent partir quand elles veulent et elles peuvent même revenir si elles le désirent...
Ensuite, dans la ville, il rencontre deux jeunes femmes qui achètent de faux billets de banque qu'elles feront brûler en hommage à leurs ancêtres afin qu'ils aient tout ce dont ils ont besoin dans le monde où ils vivent désormais...Elles aussi ont un sourire radieux, elles font ce qu'elles pensent juste...
Toutes ces rencontres sont teintées de sérénité malgré le bruit, la foule...Leur sourire embellit tout et fait oublier la difficulté de leurs vies.
J'ai aimé le regard naïf et pourtant lucide que le reporter porte sur ce peuple à la mentalité si différente de la nôtre