C'est en réponse aux récents commentaires de Dourvach que je publie ce texte trouvé hier, au hasard de mes lectures...En fait ,je crois que certains ont besoin de retranscrire la réalité en restant le plus proche d'elle et d'autres ont besoin de passer par l'imaginaire...Les deux démarches sont intéressantes...
Michèle Desbordes ( Les petites Terres)
"Plus tard, au moment d'entreprendre ces Petites Terres qui étaient une autre version de la nuit de Jacob,et même ensuite alors que déjà j'y étais et depuis un certain temps engagée, j'ai longtemps hésité pour parler de toi, de nous entre une possible fiction et le récit véridique dont l'aspect de confidence me heurtait et sans doute même me rpugnait, mais peut-être pas autant que d'inventer quoi que ce fût à partir de notre propre histoire, j'ai commencé cette fiction demeurée sans nom où l'on voyait, c'était même l'image qui fondait le texte, le vieil homme pleurer sur sa chaise devant la fenêtre et puis j'ai renoncé, le besoin de vérité est revenu en force et aurait-on dit comme une possible expiation, l'aveu sur la place publique que faut-il croire j'appelais....
...où donc commence la fiction et où s'achève-t-elle, et qui sommes-nous quand nous entreprenons de figurer le monde autour de nous, non pas ce que nous en voyons et qui se dessine là sous nos yeux, mais quelque chose d'autre...."