Je me réveille ce matin avec cette pensée de Marie Noël :
"L'Amour: une source qui a soif"
Je trouve cette phrase très jolie mais je ne la comprends qu'à demi.
Aussi vais-je dans ma bibliothèque dans l'espoir de découvrir, au hasard des pages que je feuillette, une meilleure compréhension...Et je m'arrête, mais c'aurait pu être une autre page , sur quelques strophes du "chant de crapaud".
En voici quelques unes
"...Un chant..Une étoile étouffée, un pleur de lune
Tombés on ne sait où dans les herbes, là-bas...
Vous qui passez, ô vous qui voulez à la brune
Le ramasser, ô vous, ne me découvrez pas.
Qu'est-ce? Rien. Le soupir de quelque solitude
Trop noire où les chemins ne sont pas arrivés ;
Un coeur perdu dans la lointaine inquiètude
Et qui bat sans repos pour être retrouvé;....
Un chant...Qui suis-je encore? Ai-je eu quelque figure?
Un chant..On ne sait plus le pauvre nom qu'il a.
Où suis-je?quelque part, plein de ma voix obscure,
Votre coeur s'est penché dans l'ombre : je suis là.
Je suis là goutte à goutte en train de disparaître...
je ne suis plus qu'un mot très doux, très seul, très bas.
Je ne suis rien..Je suis le rossignol peut-être,
L'oiseau que vous aimez ce soir... N'approchez pas.""
Heureusement, cette chère Marie Noël, nous ne l'avons pas écoutée et nous nous sommes approchés pour l'écouter mieux encore