Pour la deuxième fois, sans que je le cherche, Philippe Jaccottet arrive à moi..Hier, c'était dans le blog de Colette..Et ce matin, c'est en feuilletant mon carnet...Je retrouve ce poème que j'avais appris par coeur il y a une quinzaine d'années ou plus...J'avais eu l'impression qu'il avait été écrit exprès pour moi....
"Jai longtemps désiré l'aurore mais je ne soutiens pas la vue des plaies
quand grandirai-je enfin?
J'ai vu la chose nacrée fallait-il fermer les yeux?
Si je me suis égaré conduisez-moi maintenant heures pleines de poussière
Peut-être en mêlant peu à peu la peine avec la lumière avancerai-je d'un pas?
A l'école ignorée apprendre le chemin qui passe par le plus long et le pire."
Il est des silences parfois très éloquents quand on vit côte à côte depuis des années ; souvent sourire ( ou grimace)suffit.... Ton plaidoyer et le tableau l'expriment fort bien