journal intime,poésie,spectacles peinture
Il y a les ratatinés prêts
à se lover dans une cage
dorée ou pas
pour ne pas prendre de risque.
La vie les affole autant que la mort.
Leur ombre les angoisse, leur lumière les effraie.
Ils croient que s'ils s'arrêtent de respirer
la mort les oubliera.
Et la vie les oublie et la mort vient
et ils n'ont pas vécu.
Ils se sont protégés, c'est tout,
rapetissés, ratiboisés, pauvres ratatinés.
Il y a les vivants qui gardent vive la flamme
qui se tiennent debout sur le plus haut rocher
et s'offrent au vent et à la pluie qui les érode,
qui les tanne et les métamorphose.
Leur regard pétille,leur coeur est un feu
qui réveille les endormis et les mourants...
Une petite goulée d'air ne leur suffit pas,
ils veulent s'enivrer de l'air qui les entoure.
Ils veulent toute leur place,ils veulent même comprendre
comment c'est quand on est à la place
de l'autre proche ou lointain...
Et quand ils rencontrent un autre vivant
ils sont attirés comme par un aimant...
Tout devient plus coloré et plus précieux à leur approche;..
Même les mots sortent de leur léthargie
et les pierres se mettent à vibrer;
Et moi, qui suis-je?
Tantôt les uns, tantôt les autres.
Et pourtant, je veux mourir VIVANT....