Hier,je me réveille ,me croyant guérie..La journée est remplie à ras bords et se termine assez tard...
Ce matin,j'émerge péniblement à huit heures et quart..Ce qui, pour moi, est le comble de la grasse matinée...La fièvre est revenue..J'avais cru ,pourtant, qu'en niant sa présence, en traitant par le mépris, le squat qu'elle fait de ma personne, elle s'en allait partir, dépitée, à pas légers, en essayant de passer inaperçue...Mais non , elle me rappelle à l'ordre...Je devrais le savoir depuis le temps que ça dure : tous les hivers, elle s'invite chez moi et elle vient quand ça lui chante...J'avais cru, pourtant, cette année que j'étais assez solide pour la faire fuir...Illusion,illusion! Elle est venue à l'improviste, quand je croyais le printemps tout proche et que je ne pensais plus à elle...
Allons,il me faut être raisonnable...Il est des jours où l'on s'envole,où l'on est prêt à tous les départs et des jours où les ailes sont coupées...Prendre le temps du repos permettra de les retrouver plus vite..
Il est un temps pour tout.
Et le simple fait d'accepter cet hôte indésirable..Je sens qu'il s'apprête à partir.