journal intime,poésie,spectacles peinture
"J'essayai de chanter
et ma voix était roide et rauque
comme fer rouillé
travaillé d'une mauvaise lime.
Et j'essayai de nouveau,
et je pleurai et je priai comme un enfant.
Et ma poitrine était pleine d'un chant
qui ne s'entendit pas.
Et ma poitrine vibrait
de sons rageursrugissant comme brisants
et mon sang bouillonnait et montait
sous le déferlement de la mélodie.
C'était le chant de la vie
torturée,aliénée,malade
dans la fièvre du jour,
mais vous ne l'entendites pas."
Ce matin,feuilletant mes petits carnets,je tombe par hasard sur ce poëme que j'avais appris,il y a longtemps, et oublié et je me dis que la clé de l'énigme est là...Je peux mettre ces paroles dans la bouche de l'homme esseulé (voir article précédent) assis tout seul sur son banc...Il a essayé de parler et on ne l'a pas entendu...Il est au-delà du déses poir,il n'espère plus rien,il n'attend plus rien...On ne peut plus l'atteindre...A moins que....