Je relis Christian Bobin,le livre qu'il a écrit après la mort de son amie "la plus que vive" et je m'émerveille tout autant que la première fois...Je vous en cite quelques passages
-"Ton rire me manque.On peut se laisser dépérir dans le manque.On peut aussi y trouver un surcroît de vie."
-"J'ai tout perdu en te perdant et je rends grâce pour cette perte,je t'aime comme un fou,je cherche douceur,lumière,amour dans cette folie."
-"Je suis devant ta mort comme devant une énigme,une pensée dont je ne sais trop ce qu'elle contient de tendre et de terrible,je devine que je n'ai pas le choix et que,pour mettre la main sur le tendre,il me faudra aussi accueillir le terrible.."
-"Je t'ai toujours su inaccessible,même dans la plus claire proximité.Je t'ai aimée dans ce savoir;
-Lesmorts n'ont "qu'une seule chose à nous dire:vivez encore,vivez de plus en plus,surtout ne vous faites pas de mal et ne perdez pas le rire"
-"La douceur était en toi à l'état brut.La douceur n'est rien de gentil ni d'accommodant.La vie est violente.L'amour est violent.La douceur est violente.Si nous sommes tant surpris par la rudesse de la mort,c'est peut-être parce que nous avons mis nos vies dans des zones trop tempérées,tièdes presque fausses;"
-"Je te retrouve partout toi qui n'es nulle part.
-"Je suis toujours étonné de voir le peu de liberté que chacun s'autorise."
-"Tu es celle qui m'empêche de me suffire.J'ai une grande puissance de solitude"
C'est particulièrement en pensant à mon amie nadouce que je recueille ces phrases de Bobin pour lui en faire un bouquet...
La première fois que j'ai découvert un livre de Christian Bobin, ,je me suis dit en moi-même:enfin,j'ai trouvé un chez moi..C'était une joie très douce.