Je viens de lire"entretien avec Fabienne Verdier"de Charles Juliet.
Je vous en donne quelques extraits:
"Garder l'esprit neuf et vaste de l'enfant et tenir cette constance dans le temps.Il est ouvert à tout - vide - prêt à accueillir. Il a une richesse intérieure qui se suffit à elle-même. Aucune distinction entre le ciel et la terre,le bien et le mal,la beauté et la laideur. Tout a la même valeur dans son coeur. il est simplement un avec tout ce qui existe. On met une vie à retrouver cet état premier."
"Ayant nettoyé toute volonté,hors humeurs patapageuses.Attentiveréceptive au vivant qui m'entoure.aucun à priori.Neutre total.Accueillant à ce qui se présente.Je m'emploie à dépouiller,affiner,enrichir mes perceptions.Avec cette épaisseur de concentration,au plus près du concret,j'erre dans mes profondeurs.Le vide s'installe doucement en moi,calme les éruptions de la pensée...Je laisse faire le temps.Je laisse faire ce qui se présente.Par la répétition constante,l'exigence intérieure...les certitudes s'effacent.Je suis enfin libérée.C'est alors avec ardeur,avec une grande ferveur,un amour total que j'adhère au vide ..."
"En fin de compte,l'acte de peindre est une vraie tempête,une grosse pertubation,une intervention détonante qui ressemble furieusement à un accident.Ma peinture est sûrement issue du chaos."