journal intime,poésie,spectacles peinture
Je voulais continuer à parler de mon fils François-Noël...mais...J'ai relu le cahier blanc que sa soeur Sylvaine m'avait offert pour ce premier Noël sans lui...Et sur ce cahier,j'avais commencé à lui écrire...pour garder le lien,pour que son absence devienne présence...J'y ai mis les cartes que j'avais reçues,j'y ai retrouvé ce poëme de Andrée Chédid que je trouve plein de tendresse
"Il y a des matins en ruines
où les mots trébuchent
où les clés se dérobent
des soirs où le coeur s'ensable
où le coeur se verrouille
des jours où l'on se suspendrait
au cou du premier passant
pour le pain d'une parole
pour le son d'un baiser"
Certes,ce poëme nous parle de souffrance,de désespoir mëme mais l'on n'est pas tout seul,il suffit de savoir regarder et de recevoir ce que les autres sont prêts à donner:une parole,un baiser ou un regard.