journal intime,poésie,spectacles peinture
Je me réveille en pleine nuit et me vient aussitôt à la pensée ce que j'ai écrit la veille sur ce blog et vos mails qui m'ont réchauffé le coeur...et,en même temps,j'éprouve un étrange malaise,l'impression d'en avoir trop dit,d'avoir eu tort de vouloir approcher l'indicible...Pourtant,j'ai déjà parlé ici même de mon enfant trop vite parti et je n'en ai pas été troublée...Est-ce parce que cette fois-ci j'éprouve le désir d'en parler plus longuement et une voix en moi me dit : tu n'as pas le droit de te dévoiler ainsi...Car bien sûr,parlant de lui,c'est aussi de moi que je parle...Tant qu'il était vivant sur cette terre,nos vies étaient dissociées et maintenant,il est partout avec moi et je suis partout avec lui.
Je voudrais ne parler que de lui pour le garder vivant...pas seulement en moi...mais aussi en dehors de moi..Toutes les années,depuis douze ans,nous invitons deux couples d'amis:Marie-Pierre et Jacques,Jean et Marie-France pour fêter l'anniversaire de notre enfant : nous allons au cimetière porter des fleurs dans son petit jardin (cette année il y a encore des roses blanches),nous partageons un repas....La fidélité de mes amis m'émeut....
Je suis aussi très émue par le poëme que Moony m'a écrit hier et dont je retranscris une partie (pour le lire en entier,allez sur son blog,il est dans mes liens)
"Tu es là,
Dans les points et les virgules,
Sur la pointe de ma plume,
Dans le frémissement de mon coeur en péril,
Dans le cillement de mes yeux en écume,
Ici,entre la peau et les os,
Dans les veines et les vaisseaux."
Merci ,Moony, si vivante et si vibrante,et tout mon coeur auprès du petit Meryem et de sa maman