journal intime,poésie,spectacles peinture
Hier soir,j'ai goûté un plaisir depuis longtemps oublié:
me promener dans la ville la nuit tombée...
En effet,depuis que j'habite la campagne,chaque fois que je vais en ville,c'est dans un but précis,à une heure précise:un spectacle, un film, une rencontre...Hier, j'ai quitté mon chez moi avant midi,j'ai mangé avec mes petits enfants,puis je suis allée voir une amie,ensemble nous avons admiré l'exposition de peinture d'un autre ami,elle était ravie,cela lui a donné des idées pour ses créations personnelles,en effet,elle peint depuis l'enfance...Ensuite,je me suis attardée à la médiathèque,j'ai lu des revues très interessantes,fait connaissance avec des auteurs inconnus de moi,ainsi ce Jacques Abeille qui dit chercher
"une écriture qui échappe à la volonté du scripteur....je ne suis pas dans la maîtrise mais dans la captation d'un flux...J'écris en rêvant ou je rêve en écrivant de sorte que je ne sais jamais qui écrit vraiment"
Moi aussi, quand j'arrive à écrire de cette façon-là, c'est vraiment du bonheur...mais c'est trop rare....
Après,de sept heures à huit heures du soir,je me suis promenée dans les rues de la ville ...Certes,ce n'est pas là que j'allais goûter la douceur du soir....mais j'ai retrouvé des sensations anciennes,enfouies profondément et c'était agréable,rajeunissant...Plein de souvenirs revenaient en moi et me replongeaient dix,vingt ou trente ans en arrière...Des petites étoiles s'allumaient dans ma tête...
Et j'ai terminé la soirée dans un bar où se déroulait une soirée slam: c'est la première fois que j'allais à ce genre de soirée...J'ai aimé l'ambiance bon enfant qui régnait,ceux qui le désiraient allaient dire leur texte et ils étaient écoutés...Je n'ai pas osé prendre la parole,ce sera la prochaine fois...Mais il est vrai que j'ai souvent plus de plaisir à entendre un texte si j'ai d'abord eu la possibilité de le lire auparavant,alors j'imagine que c'est la même chose pour mes textes et ça ne m'incite pas à les dire...Qu'importe,c'était une bonne soirée.