journal intime,poésie,spectacles peinture
Je continue la lecture de Lytta Basset "Ce lien qui ne meurt jamais":
livre qui vient de paraître et qu'elle a écrit cinq ans après la mort(par suicide )de son fils...
Il me touche évidemment beaucoup puisque mon plus jeune enfant est mort ainsi,il y aura douze ans en décembre...et voici que j'en arrive à cette page où elle exprime cette pensée et c'est celle qui m'a habitée,moi aussi,tout de suite ,après le départ de mon fils mais que j'ai très peu exprimé,tant je ressentais combien elle pouvait paraître incongrue pour ceux qui n'ont rien vécu de semblable,et pourtant pour moi c'était une intuition devant laquelle je ne pouvais que m'incliner
"son suicide,un geste altruiste,un don de lui-même"
Tous deux savaient que,en période de crise,ils pouvaient devenir violents et peut-être dangereux....
Et Lytta Basset continue : "Je crois aujourd'hui qu'en effet on peut,en traversant la mort,accomplir de l'autre c^^oté du voile ce qu'on portait en soi de plus génèreux, précieux,uniqueOn peut avoir eula révélation de qui l'on est profondément sans trouver d'autre manière de le réaliser.Mourir revient alors à vouloir vivre en vérité,être enfin soi-même.Pour certains,cet accomplissement se fait par la maladie ou l'accident inexplicable,le plus souvent à leur insu."
Et j'ai envie de la croire,bien que ça me paraisse trop beau ,pour être vrai ,car je suis avide de tout ce qui relie à du sens...comment continuer à marcher sur le chemin de la vie,être témoin des atrocités que les êtres humains sont capables d'accomplir,témoin aussi de leur courage et de leur génèrosité en d'autres moments,pourquoi continuer à avancer si la vie et la mort sont dénuées de sens?