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journal intime,poésie,spectacles peinture

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Quand les mots deviennent silence

Elle ne parlait pas
Non,elle n'était pas muette
Simplement
Elle avait choisi de se taire
non pour accroître son mystère
mais elle se méfiait.

Elle se méfiait des mots
des mots qui enfermaient
des mots qui étiquetaient
des mots qui sonnaient faux
des mots qui limitaient

Elle voulait garder ouverts
tout le champ des possibles
Elle voulait l'impossible
un mur de silence lui déroba l'horizon
et pour sortir de sa prison
elle ne trouva qu'une seule issue
              le cri
un cri sauvage et inarticulé
qui de l'abîme dont il était venu
s'éleva dans les airs
et brisa le silence.
 Et pour guérir la blessure
             qui s'ouvrait
elle découvrit le baume des mots.

Les mots qui se pressaient
se bousculaient  inquiets,étonnés.
Elle parla,elle respira
elle découvrit la liberté
et quand elle eut épuisé
le trésor que les mots lui offraient
elle retourna au silence
non plus un silence morne et aphone
mais un ,bruissant de signes
et ruisselant d'espérance.
Et dans un va et vient fructueux
elle enveloppa ses mots de silence
et du silence jaillirent en transparence
        
      des mots nouveaux.







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C
<br /> Bonjour Gazou,<br /> <br /> Comme on descend dans une mine pour y chercher le charbon ou le minerai, je me suis enfoncé de notes en notes dans les profondeurs de ton blog, happé vers la note suivante, non par curiosité, mais<br /> par plaisir.<br /> <br /> Si je m'arrête là, c'est parce qu'il est 10 heures du matin, que les réponses me tiendront avec toi encore un long moment.<br /> <br /> Je suis fidèle depuis longtemps à Blog 50, un cercle de retraités bien moins affutés et poétiques que ceux d'OB, mais où chacun commence à bien se connaitre et où le mot du matin manquerait s'il<br /> n'était pas lu ou écrit.  Aussi, malgré les richesses que je vois chez toi, comme chez beaucoup d'autres qui fréquentent Quichottine ou Mahina, je ne pourrais t'être fidèle.  J'essaierai<br /> de passer si tu t'attardes chez moi, par correction. <br /> <br /> Je reviens aux émotions suscitées par ton texte.  Cette femme, elle m'est familière, son cri aussi. Il y a longtemps, elle venait de trouver son fils mort, en sang.  Ses poumons<br /> ont lancé la plainte la plus sauvage jamais entendue, le hurlement horrible non articulé qui s'est achevé longtemps, très longtemps après en un sanglot où la volonté se brisait. <br /> Et le silence est venu, lourd, chargé de sanglots, de mouvements de tête refusant l'évidence.<br /> Il n'y avait plus d'espérance, les épaules voutées le témoignait. <br /> Il lui faudra une éternité pour apprivoiser les mots en leur enlevant la poussière de mois de deuil.<br /> <br /> Voila pourquoi je ne suis pas descendu plus bas dans ta mine, stopé net par ce cri qui résonne encore aux oreilles.<br /> <br /> Le grillon qui remonte<br /> <br /> <br />
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G
<br /> Merci pour cette interprétation que tu as fait de mon poème...Ce que je ressentais, au moment où je l'ai écrit, était très fort aussi bien que d'un autre ordre...Mais je ne pensais que j'avais pu<br /> le rendre aussi bien...J'espère  avoir ta visite de temps en temps mais ta fidélité t'honore!<br /> <br /> <br />
E
<br /> Très bel hommage aux mots.<br /> <br /> <br />
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S
<br /> touchée en plein coeur...<br /> <br /> <br />
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Q
<br /> Se taire, et laisser le silence dire ces mots-là.<br /> <br /> Merci, Gazou.<br /> <br /> <br />
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L
<br /> Merci pour ce magnifique texte Gazou...Heureusement j'ai mon paquet de Kleenex près de moi. Amicalement<br /> <br /> <br />
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