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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 09:39

Lionel Duroy   a été journaliste et a couvert la guerre en Bosnie entre 1992 et 1995

Vingt ans après, il retourne dans ce pays et recueille les témoignages des survivants bourreaux comme victimes

et cela fait écho à son propre questionnement : pourquoi sommes-nous si souvent inaptes au bonheur?

 

Dans cette République serbe de Bosnie, il découvre une haine toujours vivace aux ennemis de hier et cela les empêche

de s'ouvrir à l'avenir...La guerre n'est plus et cependant certains continuent à vivre comme si elle était encore là...

 

Quelques citations:

"Pour moi un écrivain est quelqu'un qui parvient à pénétrer les secrets de la vie...

" Boris est le seul serbe que je connaisse à ne pas être contaminé par la peur de l'autre, par le désir de le tuer avant qu'il ne le tue...

"Nous croyons qu'à rompre avec la source du mal nous allons pouvoir inventer notre propre vie et apporter le bonheur à nos enfants...alors que nous sommes faits de ce mal et qu'ainsi il continue de nous habiter et de nous ronger quoi que nous décidions, et quel que soit l'endroit du monde où nous allions nous réfugier...

" C'est ce que l'on attendait de lui, alors il l'est immédiatement devenu, dit Niklas Frank, évoquant l'antisémitisme de son père...

"Ce que j'aimerais, c'est que les gens ne me voient pas et que, se croyant seuls, ils se mettent à dire tout haut les images et les pensées qui les traversent. Je passerais mes jours à les écouter..

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 16:04

Je rappelle l'adresse de mon nouveau blog link 

 

 

Lorette Nobécourt nous offre là un livre singulier

 

Elle nous raconte l'histoire de Hildegarde de Bingen

 

Pour elle, cette sainte est le symbole de l'insoumission

Dès l'âge de 8 ans , elle est conduite au couvent par ses parents car il est d'usage alors de donner une de ses filles à Dieu.

Ce fut pour elle un arrachement terrible...Heureusement l'abbesse Jutta la prend en amitié...et ne s'étonne pas de cet enfant qui parle à chaque poireau qu'elle ramasse,  qui parle aux arbres, aux fleurs, aux oiseaux, aux poules ...

Moniale du XIIéme siècle, elle fit beaucoup parler d'elle tant par ses écrits, sa légende, ses connaissances.

En voici quelques extraits:

 

"Ici, à la clôture, comme chez elle autrefois, H est douée de cette innocence qui sait que la vie est le lien. Qu'il n'y a d'autre vie que celle-là. Ce lien qu'elle tisse avec tousles êtres qu'elle rnecontre _ homme, femme, chat, chien pierre,herbe, oiseaux - visibles ou invisibles

" Chaque homme détient pour lui-même les clés de son fragile équilibre, il est le créateur de son propre paradis ou de son enfer"

"Ce que H enseigne, H le vit. Nulle morale chez l'abbesse, nulle convention. elle ouvre le dogme. en fend la pierre pour faire surgir la source de vie vivante- celle qui ne supporte ni artifice ni faux semblant...

Mais surtout elle éveille au plaisir. si intimement reliée, H sait que la vie est désir, allégresse. dieu ne se plaît que dans la simplicité des rires et de la joie. Telle est la prière de vivre. Il n'y en a pas d'autre.La vie est l'éros même qu'aucun ascétisme ne saurait loyalement servir...Je vous souhaite le désir, écrit H, celui qui sanctifie toute chose"

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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 21:15

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TAXI de Khaled Al Khassimi

taxi    J'ai aimé ce livre.

Ecrit par  Khaled Al Kassimi, né au Caire

découpé en 58 petits chapitres où il nous relate des conversations qui se déroulent dans un taxi,

il nous donne une image très réaliste et pourtant  drôle de la société égyptienne, on rit  pouir ne pas pleurer peut-être

On y parle de tout : de la pollution, du pouvoir américain, des croyances, des peurs, des difficultés de la vie et comment ils essaient de s'en sortir..

Ainsi, un jour, il prend un taxi et le chauffeur ne connaît aucun nom de rue et comme il s'en étonne, le chauffeur lui répond qu'il n'est pas taxi mais contrebandier et que ce taxi est celui de son père qui vient de mourir...L'écrivain l'interroge :

"Et tu as envie de t'établir au Caire et de travailler avec le taxi de ton père?"

-Non monsieur. J'ai fait l'expérience et me suis rendu compte des conditions dans lesquelles imon père avait vécu toute sa vie. J'ai vu commment il est mort, le pauvre, sans même assez d'argent pour payer son linceul. Et la situation se dégrade. Moi, avec l'aide de Dieu, je ferai un travail honorable qui rapporte de l'argent. Pourquoi pas chef de gang?

Comme quoi chacun a ses valeurs...

J'aime les portraits très variés et pleins de subtilité qu'il fait des différents chauffeurs de taxi qu'il rencontre;

C'est un livre plein d'humanité.

déjà paru dans Eklablog le 8 août
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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 14:02

J'ai terminé, il y a quelque temps, la lecture du livre de Philippe di Borgo

                            "LE SECOND SOUFFLE"

Vous vous rappelez le héros du film "Les Intouchables"

 

De même que, malgré la dureté du sujet,  après avoir vu ce film, j'avais retrouvé le fil de la vie, l'énergie pour continuer ce chemin perfois si âpre que la vie nous offre,

De même, après avoir lu ce livre si sincère, je retrouve des forces et , comme le dit un critique, une respiration plus ample, un souffle retrouvé.

 

Cela paraît totalement incroyable, improbable que ce riche tétraplégique ait pu rencontrer et faire confiance, malgré les apparences, à ce jeune Abdel qui paraît si instable et brutal...Et pourtant c'est la réalité.

Lui a su voir et faire fructifier tout ce qu'il ya vait de bon et de riche dans ce jeune Abdel si mal parti dans la vie  

Et Abdel a su lui redonner, à lui l'handicapé, le goût de vivre .

 

J'ai aimé aussi les très belles pages où il parle de sa femme morte d'un cancer, où il dit combien sa présence l'a réconforté après l'accident.

J'ai admiré que, même tétraplégique, il soit encore capable d'aimer  et de se faire aimer d'une nouvelle compagne...La vie n'a pas dit son dernier mot

 

"Tant qu'il y a encore de l'énergie, notre vie est une beauté en soi et il serait lamentable de ne pas l'apprécier" dit-il

Et il me semble que les mots "énergie" et  "amour" sont un peu synonymes

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 18:10

 

 

"Un sage prit la parole et dit : " Tout le chemin de la vie, c'est de passer de l'ignorance à la connaissance, de  l'obscurité à la lumière, de l'esclavage des sens  à la liberté de l'esprit, de l'inaccompli à l'accompli, de l'inconscience à la conscience, de la peur à l'amour.

 

  Cette quête , c'est la plus belle aventure qui soit : l'aventure intérieure de la sagesse. Pour cela, peu importe que tu sois riche ou pauvre, humble ou puissant, petit ou grand. La sagesse est offerte à tous . Elle se donne gratuitement . Il suffit juste de la désirer . et toute la vie t'apparaîtra pour ce qu'elle est : un parcours initiatique

 

 

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  Allons, mets-toi en marche et va vers toi-même ! Alors l'avenir te sourira."

 

                                                 Frédéric Lenoir (L'âme du monde)                         

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 11:58

Nous sommes en avril 1937 à Guernica.

Le jeune Basilio peint des hérons cendrés dans les marais, alors que tous redoutent l'arrivée des nationalistes.

 

Plus tard, à Paris, il découvre le "Guernica" peint par Picasso  qui décrit la tragédie de la ville alors que, lui, le peintre célèbre, n'en a pas été témoin.

Tous deux nous font réfléchir sur les drames provoqués par la guerre et sur la nécessité de l'art pour nous parler de la condition humaine.

 

Voici quelques extraits :

 

"Il brûle de commencer à esquisser quelques traits...Mais ce serait oublier le temps des apprivoisements et prendre le risque de le mettre en fuite;

Non, il faut d'abord acquérir la certitude d'avoir été repéré par le héron. Lui laisser le temps d'évaluer tranquillement la menace, puis, minute par minute, de se rassurer sur elle.. Là seulement, il pourra maisser tomber le bras vers le sol, attraper un crayon gras et commencer à dessiner avec des gestes mesurés."

 

"Quand même, il doit falloir une sacrée patience, dit le soldat.

Faut surtout avoir envie de regarder, dit Basilio;

De bien regarder les choses.

Le héron, ce qu'on peut en voir et ce qu'on ne peut pas; Aussi, tout ce qui l'entoure. Tout ce qu'il y a dans l'air qu'on respire, le héron, toi et moi.

 

 

" Evidemment, dit le curé. Tu vois, je me demande si, toi et moi, on s'intéresse pas aux mêmes choses en fait.

Basilio lève les yeux.

Toutes les choses qu'on ne voit pas.

Tout ce qui palpite, sans figurer sur les images, ce qu'on éprouve avec force et qui se refuse à nos sens premiers, et dont on voudrait tellement témoigner pourtant."

 

J'ai bien aimé  ce jeune peintre autodictate, Basilio, cette passion qui l'habite et qui lui fait sentir avec tant d'intensité toutes les vibrations de la vie...A la fin du livre on assiste à la rencontre de Picasso avec le jeune garçon..A nous d'imaginer la suite...

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 12:51

Jeanne Benameur, c'est une auteur que j'aime bien, qui ne m'a jamais déçue.

 

Elle a été professeur dans des établissements dits difficiles jusqu'en 2001

Alors quand elle décide d'écrire une histoire qui se passe dans un collège de banlieue, elle sait de quoi elle parle....

 

C'est la fin de l'année, c'est le dernier conseil de classe et le sort des élèves va se décider et certains attendent...avec beaucoup d'anxiété.

Voilà ce que nous raconte ce roman.

Et ce faisant, elle nous fait le portrait d'élèves, de parents, et de professeurs :des portraits très divers, des portraits pleins d'humanité...Même ceux qui peuvent au premier abord paraître antipathiques, vus  par Jeanne Benameur, retrouvent  leur beauté secrète....

 

 

Quelques extraits :

 

" Elle se sent plate. Elle a le sentiment qu'on pourrait la glisser dans la fente de n'importe quelle boîte.

 

"Elle a peur...Comme si on allit lui dessiner une vie et qu'elle n'en aurait plus jamais d'autre."

 

" il redresse les épaules. Dans le corps d'abord, c'est dans le corps, il le sait, que les mots doivent respirer; Quand les épaules s'écartent, le monde est vaste. On peut faire face.

 

(quand on écrit)  on s'aventure. On part en explorateur comme les chercheurs d'or, on ose creuser dans la boue. Il ne faut pas hésiter à se salir les mains quand on veut écrire....Avec les mots, on devient.

En allant au plus profond de soi, on trouve tous les autres. Parce que nous sommes des semblables...

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 16:59

Je ne connais pas cet auteur et je le découvre au hasard des emprunts faits à la médiathèque

et je suis séduite par son style, son humour, son originalité.

 

NIHAD SIREES est né en Syrie, à Alep...Il est connu dans tout le monde arabe pour ses romans et ses séries télévisées mais c'est la première fois qu'un de ses romans est traduit en français...

Certes c'est un roman mais l'on peut comprendre cependant que son histoire s'inspire quand même beaucoup de la réalité.

 

Il nous parle d'un pays qui subit une dictature.

Entre deux éclats de rire, il nous raconte des choses atroces mais il nous faut prendre le temps de la réflexion pour nous rendre compte combien les êtres humains sont malléables et facilement oublieux de leur dignité quand la peur les gouverne

 

Je vous en donne quelques extraits

"Le brouhaha assourdissant causé par les slogans et les haut-parleurs lors de nos défilés est essentiel dans ce processus de suppression de la pensée. Car la pensée est une vraie calamité, voire un crime de haute trahison envers le Leader. comme le calme et la tranquillité poussent les gens à réfléchir, attirer périodiquement les foules dans ces défilés pleins de tumulte est indispensable pour leur laver le cerveau et les empêcher de basculer dans le crime de pensée. Car sinon, à quoi rimerait tout ce brouhaha? De toute façon, pour aimer le leader, on n'a guère besoin de penser, c'est un amour qui va  de soi....(page 25)

 

"Le rire et le sexe sont deux armes dont nous disposons pour nous maintenir en vie...(page 128)

 

"La meilleure leçon que j'ai apprise aujourd'hui, c'est la manière d'ignorer le tintamarre ambiant - je vais d'ailleurs donner la recette à ceux de mes lecteurs qui, comme moi, sont sensibles au bruit. en fait, c'est très simple : il suffit de se replier à l'intérieur de soi pour prêter l'ouïe à sa voix intérieure ; ainsi on oublie tous ces bruits gênants qui contribuent au vacarme."(page 166)

 

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 14:27

"Lire, c'est plonger en autrui. au fil des pages, des inconnus se dévoilent. Leurs voix en nous résonnent.

Nous redécouvrons le monde à travers leur regard.  Notre connaissance de l'autre et de nous-même, de l'autre nous-même s'approfondit.

Proust l'avait noté : "Chaque lecteur est quand il lit le propre lecteur de soi-même. L'ouvrage de l'écrivain n'est qu'une espèce d'instrument optique qu'il offre au lecteur afin de lui permettre de discerner ce que sans ce livre, il n'eût pas vu en soi-même".

Nous lisons parce que notre vie ne nous suffit pas, que nous avons besoin de celle des autres pour éclairer, pour agrandir notre moi."

                    

     Alain Golomb (Petit guide de lectures qui aident à vivre)

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 08:38

Je prends ce livre à la médiathèque

De cet auteur "David Foenkinos" j'ai déjà lu "La délicatesse et j'ai aimé son écriture, cela a été un vrai plaisir de le lire...

Je dévore ce nouveau petit livre dans la soirée...

Léger, loufoque, sans prétention, c'est un bonheur celui-là aussi

d'autant plus que, malgré sa légèreté, il ouvre des pistes de réflexion très intéressantes  sur l'identité, la vérité et le mensonge, la psychologie du collectionneur...

 

En voici quelques extraits

"Pour la première fois, il allait être lui, ne plus se cacher dans le costume qu'on lui avait taillé sur fausse mesure; ça le soulagerait, il pourrait enfin arrêter la mascarade, ne plus étouffer..."

"Il avait été rangé dans la catégorie "bon fils" puisqu'il venait manger même quand il n'avait pas faim. Et les bons fils ne se suicident pas...Il était condamné à être leur cliché. Dans leur regard, il percevait le reflet de celui qu'il avait été la veille"(page 37)"

 

"Bref, il bégayait sa vie comme un roman. Et il avoua enfin qu'il voulait collectionner les moments où elle lavait les vitres. C'était sa nouvelle collection, la plus absurde, la plus folle, la collection qui gâchait sa vie stable, et pourtant, en l'évoquant, sa vie palpitait.. Jamais il n'avait été aussi heureux que dans cette collection où sa femme était l'héroïne"(page 143)

"Il allait devenir père et sentit que c'était un rôle à sa mesure." (page 175)

 

 

Ces quelques extraits ne vous donnent pas vraiment le ton de ce livre

Il n'y a qu'une façon de le savourer : c'est de le lire en son entier

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