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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 11:58

Nous sommes en avril 1937 à Guernica.

Le jeune Basilio peint des hérons cendrés dans les marais, alors que tous redoutent l'arrivée des nationalistes.

 

Plus tard, à Paris, il découvre le "Guernica" peint par Picasso  qui décrit la tragédie de la ville alors que, lui, le peintre célèbre, n'en a pas été témoin.

Tous deux nous font réfléchir sur les drames provoqués par la guerre et sur la nécessité de l'art pour nous parler de la condition humaine.

 

Voici quelques extraits :

 

"Il brûle de commencer à esquisser quelques traits...Mais ce serait oublier le temps des apprivoisements et prendre le risque de le mettre en fuite;

Non, il faut d'abord acquérir la certitude d'avoir été repéré par le héron. Lui laisser le temps d'évaluer tranquillement la menace, puis, minute par minute, de se rassurer sur elle.. Là seulement, il pourra maisser tomber le bras vers le sol, attraper un crayon gras et commencer à dessiner avec des gestes mesurés."

 

"Quand même, il doit falloir une sacrée patience, dit le soldat.

Faut surtout avoir envie de regarder, dit Basilio;

De bien regarder les choses.

Le héron, ce qu'on peut en voir et ce qu'on ne peut pas; Aussi, tout ce qui l'entoure. Tout ce qu'il y a dans l'air qu'on respire, le héron, toi et moi.

 

 

" Evidemment, dit le curé. Tu vois, je me demande si, toi et moi, on s'intéresse pas aux mêmes choses en fait.

Basilio lève les yeux.

Toutes les choses qu'on ne voit pas.

Tout ce qui palpite, sans figurer sur les images, ce qu'on éprouve avec force et qui se refuse à nos sens premiers, et dont on voudrait tellement témoigner pourtant."

 

J'ai bien aimé  ce jeune peintre autodictate, Basilio, cette passion qui l'habite et qui lui fait sentir avec tant d'intensité toutes les vibrations de la vie...A la fin du livre on assiste à la rencontre de Picasso avec le jeune garçon..A nous d'imaginer la suite...

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Published by gazou - dans Livres
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commentaires

catherine2 26/04/2013 09:21


peindre des hérons cendrés dans le mariaqs, j'imagine la scène, et  la poésie de cet instant

Lily 25/04/2013 07:46


Un roman sur un sujet fort (comment l'art peut rendre compte de tragédie et d'horreur comme la guerre ?) et d'une très belle écriture. J'ai beaucoup aimé et je pense que je relirai un jour ce
livre ainsi que d'autres du même auteur.

kas 24/04/2013 15:18


peindre les hérons cendrés ....


en voilà une drôle d'idée !


moi je les trouve jolis comme ils sont


mais ça ne doit pas être facile, dis donc !

Quichottine 24/04/2013 13:31


Une lecture agréable. Merci pour cette invitation, Gazou.


Bisous et douce journée.

carine-LAure Desguin 24/04/2013 12:21


Bonjour GAzou, un texte bien intéressant en effet, presque un témoignage, en somme. Deux avis et comme tu dis, l'imagination fera le reste. 

gazou 25/04/2013 08:48



J'ai beaucoup aimé ce livre etcet auteur que je ne connaissais pas