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Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 08:44

2009mai-Vaunaveys-003.jpg

 

 

 

Dictons et proverbes, citations

 

- Aucune beauté n'est parfaite, même le coquelicot est entaché de noir.

 

- Couper un coquelicot risque de déchaîner un orage.

 

- Le rouge coquelicot met les nerfs et la toux au repos.

 

- Quand le coquelicot est fleuri, la brebis est à l'abri de l'hiver.

 

- "Un coquelicot fané ne refleurit jamais". Omar  Khayyam

 

- " A l'inverse du camélia déconcertant, le coquelicot dresse dans les champs sa fleur sauvage et frêle, résistante et singulière, que personne n'a plantée,  dont la flamme parcourt les champs comme un message."

                                                                  Proust (Jean Santeuil)

 

- "Et que nos coeurs chaque jour s'ouvrent à la fraîcheur et à l'éclat des coquelicots"  Christian Bobin

Par gazou - Publié dans : nature
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Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 10:15

"Elle va ainsi dans la nature, un peu comme une naufragée, une égarée. Elle va son chemin sans savoir justement où elle va, d'où elle vient. Sans doute cherche-t-elle une lumière qu'elle ne trouvera plus. Comme chacun d'entre nous, ni plus ni moins, poussée par l'incertain...

  Je sais qu'elle fut heureuse au moins durant quelques secondes de sa vie. en paix face aux choses, prête à l'accueil, à une forme d'allégresse, de désinvolture, de nonchalance. Elle qui a toujours vécu dans une espèce de cage, prisonnière d'un fardeau tombé du ciel ou de n'importe où, pour une fois, elle était libre, insouciante, disposée à l'accueil, à l'échange....

  Elle est d'une attention aigüe pour le plus miniscule. De douceur, elle enveloppe tout ce qu'elle touche.

 

De qui nous parle Joël Vernet dans ce petit livre curieux et captivant?

Il nous parle d'elle et, pendant plusieurs pages, nous ne savons pas si c'est un personnage réel ou imaginaire...

Enfin nous comprenons qu'il s'agit de sa mère mais, à travers elle, il nous parle de toutes ces voix qui n'ont pas pu s'exprimer, qui cependant ont vécu et goûté la vie...

Et comme il nous en parle bien de la vie !

Et il parle de ces villages qui se meurent...ou reprennent vie autrement.

 

 

"Vivre, c'est voir, c'est éprouver chaque instant de pulsation terrestre.

 

On ne peut se plaindre du fardeau que l'on porte. Vivre, c'est sans doute tout simplement le déposer au bord d'une route pour se rendre enfin plus léger. Etre comme un soleil, comme le vent, comme le vent, comme l'air qui passe sur nos joues. Vivre, c'est rechercher la joie, la pureté intacte, l'incandescence de chaque phrase. Vivre c'est demeurer ouvert comme une fleur même si la nuit se couche, même si l'histoire nous roule dans les ravins.

 

 

Et il termine  son livre sur cette interrogation

 

"Mais comment nous dégager de l'ensoleillement de la mort?...

La mort apporte, certes, une lumière, mais de quelle teneur? Ouvre-t-elle les yeux ou vous entraîne-t-elle vers les grands fonds où elle se noie?"

Par gazou - Publié dans : Livres
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Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 06:46

partir
ouvrir une fenêtre
laisser entrer
un ailleurs
qui bouleverse
le trop prévisible
un ailleurs
pour que l'inconnu
nous traverse.

partir
ouvrir l'horizon
sur d'autres visages
d'autres paysages
élargir l'espace
effleurer la grâce
devant chaque nouveauté
dire simplement
c'est magnifique
et s'en trouver émerveillé.

partir
pour revenir
et goûter la saveur de la maison .

Par gazou - Publié dans : poésie
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Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 07:19

"Accueillir l'imprévisible suppose une double disponibilité vis-à-vis de nous-même et vis-à-vis d'autrui.

 

Vis-à-vis de nous même, quand nous ne cultivons pas l'autoprivation, quand nous sommes bien ancrés dans le présent, quand chacun de nos actes est en cohérence avec nos ressentis et nos valeurs, quand nos énergies ne sont pas mobilisées à gérer des situations passées ou à nous défendre contre les situations agressives du présent.

 

Vis-à-vis d'autrui pour accepter de nous confronter à lui, sans le chercher à le nier ou à le réduire, pour nous laisser éventuellement influencer pour agrandir notre propre champ d'action, pour mieux exister dans notre différence.

 

Cela suppose aussi un bon ancrage et une capacité à se faire confiance. C'est par la confrontation que peut naître le surgissement d'une créativité et d'une liberté d'être qui n'avait pas pu être envisagée jusque -là et qui va nous étonner et nous transformer.

 

Comment un miracle peut-il arriver?

En sachant l'accueillir, disait ma grand-mère ."      

 

                                                                                 Jacques Salomé

Par gazou - Publié dans : citations
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Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 03:25

"Chants de félicité ou de lamentation, c'est tout un.

 

Moi aussi, à ma modeste manière, j'entre dans la cohorte des chantres qui maintiennent allumée la Voie Lactée des âmes aimées et aimantantes.

 

Ma musique, à présent, est plus proche de la résonance de l'âme. Chose vraie peut-être depuis toujours, néanmoins renversante découverte pour moi.

 

 Le chant le plus authentique est plus qu'un produit maîtrisé par l'esprit; il jaillit bien de l'âme.

 

 La grande affaire pour un artiste, j'en suis persuadé maintant, c'est d'entendre et de donner à entendre l'âme qui l'habite et qui résonne de fait à l'âme cachée de l'univers."

                      

                                                        François Cheng (quand reviennent les âmes errantes, page 46)

 

 

JE VOUS RETROUVERAI LUNDI SANS DOUTE APRES UNE PETITE PAUSE

Par gazou - Publié dans : Musiques
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Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 00:00

Je rerouve ce texte écrit le 4 juillet 2007

et je me dis que je ferai bien de reprendre la lecture de ce livre... et surtout de redécouvrir la joie du partage

 

"-Hier soir,je commence à lire "La joie imprenable" de Lytta Basset,

joie qui n'est pas à confondre avec la béatitude,l'extase,le divertissement ou le bonheur

.                                                                    

 

                                                    JOIE
                                                          

                                        Plénitude et pourtant
                                        ce n'est pas absence de désir
                                        c'est toujours en devenir.

                                        Mélodie qui rythme mes pas
                                        même si le bonheur s'en va.

                                       Joie qui vient d'ailleurs
                                       demeure en mon coeur .


                                        Et je savoure
                                        de pouvoir vivre en paix
                                        avec le monde  tout autour.

 

C'est une ébauche de poême,une ébauche grossière mais telle qu'elle est,il est bon pour moi de l'avoir écrite...
CoÏncidence,pendant que j'écris,j'entends à la radio,dans l'autre pièce,Cali qui chante:"c'est quand le bonheur",mais nous ne parlons peut-être  pas tout à fait de la même chose...
Hier encore,je vais voir ma tante de 98 ans,en maison de retraite et en fauteuil roulant depuis 10 ans,comme c'est l'heure du repas,je la fais manger et,me dit-on,elle mange mieux que d'habitude...Moment de douceur,moment de partage
Plus tard,après le repas,je téléphone à une amie...Nous bavardons longuement:peinture,lecture,jardin.......Comme je me sens bien,je suis sortie du creux de la vague.... "

 

Et je souris, en lisant ces mots écrits,il y a déjà cinq ans...

Pour sortir du creux de la vague, chaque fois que c'est possible, (cela ne l'est pas toujours) sortons de notre petit moi, même s'il est encombré de soucis bien légitimes et parfois cruels,  portons notre regard vers les autres  et nous nous sentirons plus légers et joyeux .

                                                                                
    

Par gazou - Publié dans : tranches de vie
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Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 08:05

2012mai-048.jpg

 

L'autre soir, nous sommes allés à Die...C'était le premier festival  d'humour musical au pays de la Clairette: "Les Espiègleries".

Et nous étions invités à l'inauguration...

Nous sommes arrivés à l'avance, ce qui nous a permis de faire un tour à la librairie...

Ensuite nous pensions aller nous promener sur les chemins diois mais la chaleur était telle ce jour-là (plus de 30°)

que nous avons préféré aller boire un thé et savourer une tarte citron maison dans la petite cour intérieure de "Tchaï Walla" .

Mais voilà la fanfare qui se fait entendre et fait le tour de la ville.   Elle est suivie de la Confrérie de la Clairette (image au-dessus)

 

 

 

2012mai-047.jpg

 

 

Et nous les suivons nous aussi.

Et nous arrivons auvillage des vignerons, devant l'office de Tourisme.

Ils ont installé de grandes tentes.

Des producteurs artisanaux proposent leurs produits.

Nous nous installons sous le chapiteau spectacle.

Les discours d'usage sont entrecoupés par quelques chanteurs :Jean-Pierre Tutin vient avec une chanson d'autrefois,Fabienne Guyon nous chante Boris Vian, Pascal Mary, une chanson de sa composition....J'espérais entendre Sanseverino mais son concert a lieu plus tard dans la soirée.

Et, bien sûr, on nous offre un petit verre de clairette avant de partir.

L'ambiance est bon enfant.

 

Deux concerts vont suivre .

Cela va durer trois jours: d'autres concerts, des ateliers de chant et d'écriture, des promenades, des visites au musée...les activités sont nombreuses.

 

Nous voulions acheter de la clairette mais les stands ont fermé   !!  Dommage!

 

 

                                                         2012mai-046.jpg

Par gazou - Publié dans : Musiques
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Lundi 14 mai 2012 1 14 /05 /Mai /2012 12:45

J'ai besoin d'un peu de rêve en ces temps-ci

et j'apprécie ces quelques lignes écrites par Bruno Frappat dans le quotidien du 6 mai

 

 

"Mardi 1e mai, il y eut dans Paris 3 rassemblements ou cortèges. Ils avaient  au moins un point commun : ils étaient joyeux. Les sarkozistes du Trocadéro, dont beaucoup montés de province, admiraient Paris dans son plus beau panorama, extasiés. Ils croyaient à la victoire.

Les"marinistes" du Front National étaient encore tout à la joie de leur score du premier tour, une sorte de victoire.

Les participants au gigantesque défilé syndical de l'après-midi étaient dans la liesse, plus nombreux que jamais, rendant presque grâce au candidat-président d'avoir, par sa provocation, permis à la tradition plan-plan du défilé syndical habituel de se muer en victoire du pavé.

 Dans un moment de rêverie, on se prit à penser que ces trois foules auraient pu converger, se former en cortèges pacifiques et se retrouver, par exemple à la Nation, pour fraterniser, se féliciter réciproquement de vivre en France, un pays où la guerre civile se limite aux vociférations et au langage.  Mais non, chaque foule avait sa propre idée et sa certitude de représenter, à elle seule, la France. Il appartiendra au Président de faire en sorte que ces trois masses, faute de se réunir sur le terrain des foules, éprouvent ensemble, dans leur coeur qu'elles ne font qu'un pays, une seule nation. Si l'on ne rêve pas un peu, un soir d'élection, quand rêvera-t-on?"

                                Bruno Frappat

Par gazou - Publié dans : le monde tel qu'il va
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Dimanche 13 mai 2012 7 13 /05 /Mai /2012 08:50

Elle était à quelques mètres de lui.

Elle l'avait tout de suite aperçu parmi les autres.

Il était avec sa compagne.

Tous deux regardaient dans sa direction.

Elle s'apprêtait à les saluer.

Elle attendait que leur regard accroche le sien.

Elle attendait mais ils ne la voyaient pas....

Etait-elle devenue invisible?

Existait-elle seulement?

Un doute l'effleura.

 

Ils continuaient à regarder dans sa direction sans la voir.

Peu importe !

La terre continuait à tourner.

Elle s'effaça.

Par gazou - Publié dans : rencontres
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Samedi 12 mai 2012 6 12 /05 /Mai /2012 07:55

2012mai-032.jpg

 

Depuis une quinzaine de jours,

nous avons dans notre jardin

un petit voisin.

 

Un petit chat roux

au poil hirsute

à l'allure famélique.

 

Il s'est installé

devant la porte d'entrée,

a attendu plaintivement

que nous lui donnions à manger.

 

Il a refusé les restes de notre repas.

On lui a acheté des boîtes, cela lui convenait mieux.

 

Il a meilleure allure depuis quelques jours,

il commence à courir, à vagabonder un peu...

Il délaisse même le jardin un moment

mais toujours il revient.

 

Il n'a aucune agressivité.

Un merle, ce matin,

est venu picorer son pâté,

d'autres chats passent aussi parfois,

il ne dit rien.

Par gazou - Publié dans : tranches de vie
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